mercredi, février 24, 2010
mercredi, mai 14, 2008
Quand les OGM font faire grisse mine au Président
"Il est clair pour nous que ce vote contre le projet de loi OGM n'est pas un simple incident de procédure, comme essayent de le faire croire le gouvernement et l'UMP. Il est clair que la désaffection des députés UMP au moment d'un vote régulièrement inscrit à l'ordre du jour et archiprévisible, a une signification politique qui ne fait que confirmer les nombreuses oppositions au texte qui s'étaient déjà exprimées au sein de l'UMP. N'oublions pas que lors du vote en première lecture, le texte n'avait été adopté à l'Assemblée qu'avec dix voix de majorité alors que l'UMP en compte plus de soixante!
La décision du Premier ministre François Fillon de poursuivre l'examen du projet de loi comme si de rien n'était est donc d'abord un coup de force politique: jamais un gouvernement n'avait décidé de passer outre un vote majoritaire de l'Assemblée depuis le début de la Ve République, il y a cinquante ans.
C'est aussi un coup de force juridique. En effet, selon l'article 91 du règlement de l'Assemblée, le texte devrait être considéré comme rejeté. Seul un nouveau texte devrait pouvoir être réexaminé en reprenant la procédure législative depuis le début.
Contrairement à ce qu'affirme le gouvernement, la simple réunion d'une commission de sept députés et sept sénateurs, prévue à l'article 45 de la Constitution, ne peut pas s'appliquer dans pareil cas."
François de Rugy | Député Verts
mercredi, mai 07, 2008
OVE (offre valable d'emploi) arme idéologique.
Une critique de l'OVE (offre valable d'emploi) qui me parait très juste. Comme quoi même dans les radios ralliées au pouvoir cela commence à s'énerver.
PS : c'est après les pubs.
Cela s'ecoute : ici
Pour rester dans le même sujet, une petit chanson du dernier Lofofora
lundi, mai 05, 2008
1er Mai au Venezuela
A la veille du 1er mai, à Caracas Hugo Chavez a annoncé une augmentation de 30% du salaire minimum et a signé le décret.De plus, l'ensemble des salariés des services publics a lui aussi été augmenté de 30%.
Vous pouvez voir son incroyable discours dans une video à cette adresse :
http://www.aporrea.org/actualidad/n113374.html
Pour ceux qui ne parle espagnole, Chavez annonce d'un air sérieux l'augmentation de 2% du salaire minimum. Puis il éclate de rire et explique : " Ça c'est le chiffre que promettrait un neolibéral. Mais dans le Venezuela socialiste le chiffre sera un autre : 30%".
Ce qui fait du Venezuela le pays d'Amérique Latine avec le plus haut salaire minimum.
A la fin de son intervention Chavez signe le décret qui nationalise l'industrie sidérurgique de l'Orinoco (SIDOR), la plus importante du pays. Les anciens patrons, Venezueliens et étrangers, ont refusé depuis des mois d'augmenter les salaires des ouvriers. Aujourd'hui ces patrons ne sont plus là, à la grande joie des salariés.
jeudi, mai 01, 2008
Le retour de Lofofora

la nouvelle date d'octobre, mais je me devais de parler du dernier album de Lofofora, un Album très sombre et très rock.
Certaine chanson son exceptionnelle : "tous les mêmes"; "comme des bêtes", etc
A signaler un featuring avec un des chanteurs de Stupflip dans l'excellentissime "Torture" sur le milieu du travail.
Le clip de la chanson qui porte le nom de l'album.
mercredi, avril 30, 2008
lundi, avril 28, 2008
Capitaine Alatriste d'Arturo Perez-Reverte

Nous voilà plongés dans l’Espagne de Philippe IV, au 17eme siècle. L’Espagne est encore une grande puissance politique , même si la mauvaise gouvernance de Philippe III, montre le chemin du déclin. D’ailleurs dans le ton du narrateur qui raconte l’époque où il était le jeune protégé du Capitaine Alatriste, on sent que c’est Espagne est entrain de chuter, dans un futur incertain.
Dans cette Espagne où les inégalités sont flagrantes, où la corruption est général, le capitaine Alatriste loue son épée au plus offrant, ancien soldat des guerres de Flandre, démobilisé pour cause d’une grave blessure, il est plongé dans une sombre conspiration, fourbi par le secrétaire du roi et l’inquisition. Mais le peu d’honneur qui lui reste, lui créera de puissant ennemi proche du roi.
L’auteur retranscrit l’Espagne du 17eme siècle, avec cette teinte de vérité qui fait que nous arrivons parfaitement à nous imaginer dans les rues de Madrid à cette époque. On partage avec les protagonistes le tourment de ce pays , en proie à la décrépitude de fin de règne.
La culture historique espagnole surgie à chaque page de ce roman, on apprend à vivre avec les artistes de l’époque.
Si les 3 mousquetaires vous ont fait rêver, alors il faut sans aucun doute , vous procurez les aventures du capitaine Alatriste. Le genre cape et épée est de nouveau magnifié par Arturo Perez-Reverte. Je vous conseille de ne plus tarder et de vous plonger dans les complots de la cour d’Espagne qui n’ont rien à envier, à ceux de sa consœur française.jeudi, août 30, 2007
JUSQU'OU LE CRESCENDO DANS L'HORREUR ?
Arrêtés lundi matin à 7 heures Yekaterina et Vladimir Popov devaient être expulsés mardi à 9h. L'expulsion minute a finalement échoué. Ils ont été transportés au centre de rétention de Oissel avec leurs deux enfants Véronique(4 ans) et Geoffrey (quelques mois) mais une nouvelle tentative d'expulsion est prévue pour demain , 31 août.
Connaissant les risques qu'ils encourent en cas de retour au Kazakhstan, ils supplient les autorités françaises de les autoriser à laisser Véronique et Geoffrey à leur grand-mère maternelle à Angers.
Ils demandent que leur déclaration soit diffusée et portée à la connaissance du public afin que chacun mesure les horreurs auxquelles conduit l'acharnement du gouvernement contre les sans papiers en général et contre cette famille en particulier.
RESF
"La France nous oblige à partir vers la mort, c'est sûr à cent pour cent.
"Encore plus depuis que la préfecture des Ardennes a fait faire une enquête auprès de la police du Kazakhstan, le KNB, ancien KGB.
"Tout le monde peut comprendre qu'il est impossible pour nous de rentrer sans danger au Kazakhstan, où les russes qui restent sont déjà très brimés.
"Véronique et Geoffrey, nos deux enfants aussi trouveront la mort là-bas, et quelle mort ! Quand les gendarmes sont venus nous chercher, j'ai voulu laisser mes enfants à ma mère ; ils m'ont dit non, les enfants viennent avec vous.
"Si on nous embarquait de force, qu'on ait au moins pitié de nos enfants, qu'ils soient confiés à ma mère."
Yekaterina et Vladimir POPOV
Il ne reste que quelques heures pour sauver Yekaterina et Vladimir POPOV et leurs enfants Véronique et Geoffrey
Pour protester n° pref Ardennes : 03 24 59 66 00
Fax de la préfète : catherine.delmas-comolli@ardennes.pref.gouv.fr
Fax de la pref : 03 24 59 67 55 et : 03 24 59 66 12
Secrétaire Général : vincent.desoutter@ardennes.pref.gouv.fr Fax : 03 24 59 66 60
Directrice de la Réglementation : nadine.estermann@ardennes.pref.gouv.fr Fax : 03 24 59 67 19
Directeur de cabinet : franck.chaulet@ardennes.pref.gouv.fr
Tél du service concerné à la pref (heures de bureau) : 03 24 59 67 55.
Fax ministère: 01 55 55 49 20 Standart 01 77 72 61 00
Brice Hortefeux au Conseil régional Auvergne
*Région :* Auvergne <http://www.arf.asso.fr/index.php/regions/auvergne>
*Tél. :* 04 73 31 85 85 *Fax :* 04 73 36 73 45
Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, sur son blog g@larrive.com
Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
lire les Echos
Il suffit d'aller au 1er bar PMU du coin (le dernier lieu à la mode, pour les conseils au président) pour savoir qu'il y a un probleme de pouvoir d'achat.
Mais nous précise les Echos ce n'est pas en injectant de l'argent dans le système qu'il va procéder mais en faisant "jouer le jeu" de la concurrence comme par exemple faire cette énorme reforme qui est de "faire figurer clairement sur les relevés de compte mensuels les frais divers qu'elles factures à leurs clients" si ca c'est pas du volontarisme , il se met vraiment trop en danger.
Il demande de plus aux opérateurs de téléphone mobile de faire mieux jouer la concurrence. (est ce qu'il en déjà parlait à son ami Martin, il faudrait pas qu'il se fache, sinon il va faire comment pour payer ces prochaine vacances le NS?) comme on a pu voir du coté du pouvoir d'achat les reformes ont l'air vraiment très forte
Et la compétitivité dans tous cela, on oublie pour l'instant la TVA sociale offensive ne veut pas dire attaque aveugle, mais on s'attaque à la Taxe professionnelle qu'il espère pouvoir abaisser sans donner de date précise c'est dans le carton.
voilà on en sera pas plus sur l'offensive économique de NS sauf qu'il voudrait réduire les dépenses publiques comment (on le sait déjà en éliminant les fonctionnaires et en vendant les bijoux de famille) cela n'est pas écris dans les Echos.
Heureusement que ce sont en majorité les laquais qui lisent ce genre de nouvelle, parce qu'on pourrait croire que l'on nous prend vraiment pour des cons.
Question du jour : quelles sont les mesures fiscales votées cet été, en faveur des ménages à part la subvention de la propriété (loi pas très libéral) qui a été coupé à moitié par les "sages"
mardi, juin 12, 2007
Les ogres de Barback pas à la norme sarkozyste
Le concert donné à Oyonnax le 5 mai 2007 par Les Ogres de Barback a provoqué un conflit entre les Ogres et la municipalité d’Oyonnax et en particulier avec son maire, Jacques Gobet. Celui-ci a envoyé, au groupe, la lettre, reproduite ci-dessous, au lendemain de leur prestation musicale. À lire, également ci-dessous, la réponse éloquente des Ogres…
« J’ai, dès le dimanche 6 mai au matin, été informé de l’incident qui a eu lieu au Centre Culturel lors du spectacle donné le samedi 5 mai au soir par les Ogres de Barback, incident au cours duquel le spectacle a servi de prétexte à une action de propagande politique dirigée contre l’un des candidats à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, et en faveur de son adversaire, Ségolène Royal. Cet incident appelle quatre remarques de ma part : 1. La prise de position publique a violé la neutralité républicaine qui doit avoir cours à l’intérieur des bâtiments publics. 2. Au moment des faits, la campagne officielle était close depuis la veille à minuit, ce qui constitue une circonstance aggravante. 3. La prise de position des artistes a heurté et choqué les convictions d’une partie importante du public qui n’a pas manqué, dès le lendemain et les jours suivants, de m’en faire part. 4. Cette intervention intempestive autant que mal venue a eu lieu au cours d’un spectacle pour lequel les artistes étaient payés par la ville d’Oyonnax : elle a donc eu lieu au frais des contribuables locaux d’une ville où les électeurs ont voté Sarkozy à près de 60 %. Sur ces 4 points, j’exige des explications écrites de la part des artistes des Ogres de Barback. » Le Maire, Jaques Gobet
Réponse des Ogres de Barback :
« Dans votre courrier, vous vous permettez d’exiger une réponse de notre part. Mais qui êtes-vous donc et quelle saurait être votre légitimité pour exiger quoi que ce soit d’artistes, aussi libres que n’importe lequel des citoyens de ce pays ? Tout d’abord sachez, Monsieur, que la personne qui vous a informé ne semble pas en mesure d’apprécier correctement le sens des mots. En effet, il n’y a eu aucun incident lors de notre représentation. Un passage vidéo de notre spectacle, non relayé par la moindre intervention orale des membres de notre groupe qui plus est (ce qui serait pourtant notre légitime droit d’expression), a semble-t-il dérangé l’un(e) des élu(e)s de votre commune. Cela s’arrête là. Vous conviendrez, Monsieur, qu’il n’y a pas lieu ici de parler d’incident. Si, donc, nous avons choisi de répondre à cette missive hargneuse et foncièrement creuse en termes d’argumentation, c’est pour vous rappeler à notre tour quelques évidences qui semblent vous échapper : Il est profondément dommage qu’un élu de la République ignore que le principe de neutralité républicaine ne s’applique, bien évidemment, qu’aux agents de l’Etats dans l’exercice de leurs fonctions. C’est, en outre, un principe applicable aux personnes et non aux lieux, que ceux-ci soient publics ou non. Le problème, Monsieur, tient dans le fait que vous mélangez malheureusement un certain nombre de choses pour servir votre propos, qui s’en trouve, du coup, profondément décrédibilisé. Ainsi, la date de clôture de la campagne officielle ne concerne qu’une minorité de catégories, dont les principales sont les partis politiques ou associations affiliées à ceux-ci, et à quelques autres (audiovisuel, notamment). Vous serait-il également venu à l’esprit d’interdire entre le vendredi 4 mai à 23h59 et le dimanche 6 à 20h, à vos contribuables, citoyens au même titre que nous, de débattre de politique là où ils le veulent ? Vous affirmer ensuite qu’une partie importante du public aurait été heurtée dans ses convictions : notre groupe, puise une part de sa reconnaissance dans le fait de véhiculer à travers ses chansons des valeurs d’humanisme, de générosité et de tolérance. Ce que vous écrivez ne saurait donc recouvrir la moindre réalité. Il faut avoir été absent ce soir-là pour oser poser sur le papier de telles aberrations ! Surtout, depuis quand les artistes, peu importe le champ dans lequel ils évoluent, doivent-ils prendre garde à ne heurter personne À vous entendre, nombre d’auteurs de théâtre ou de chansons devraient être interdits de représentation dans votre ville (nous vous épargnons cette liste). Enfin, et c’est la cerise sur cet indigeste gâteau, vous brandissez un argument particulièrement novateur. Une ville devrait, pour les dépenses qu’elle prend en charge au niveau culturel tout au moins, tenir compte, en pourcentage, de l’orientation politique de ses habitants. Il vous faudrait donc accueillir, à cachet équivalent, trois spectacles estampillées de droite pour deux autres que vous présenteriez de gauche. L’école républicaine nous avait pourtant appris qu’un édile doit raisonner en terme d’intérêt général plutôt que d’orientation partisane. Et, tant qu’à être cohérent, vous devriez commencer par rebaptiser votre Centre Culturel Aragon, pour lui substituer celui de Johnny Hallyday ou de Doc Gynéco. Monsieur, nous ne vous saluons pas. » PS : Il va de soi que nous entendons donner une certaine publicité à votre courrier. À bon entendeur… » Les Ogres de Barback
reponse à l'article "Chavez éteint la télé"
Voilà un commentaire à un article de Dante Sanjurjo sur politis qui reprenait les accusations des médias dominant.
Je suis surpris du peux de sérieux de l’entrefilet de Dante Sanjurjo sur la perte d’agrément par la chaîne RCTV au Venezuela. Je ne pensais pas que Politis pouvait tomber dans le grossier piège mis en place par les médias dominant à la solde du néolibéralisme.
Le journaliste nous présente la fin de l’agrément de cette chaîne, comme une fermeture totale. Les termes : « réduit au silence » en début d’article montre bien le peu de sérieux de celui-ci, car seul la diffusion analogique a été interrompue, alors que RTCV est toujours diffusé sur le satellite, le câble et internet. Toujours dans ce même paragraphe il nous parle d’étudiants dans la rue sans préciser que ce sont surtout des étudiants des facultés privées, donc la couche minoritaire et aisée qui se retrouve dans la rue, les mêmes qui avaient soutenu le coup d’état de 2002, où RTCV avait eu un rôle déterminant avec appel en direct au coup d’état, utilisation des locaux pour préparer ce coup d’état. (Dans n’importe quelle démocratie européenne cette chaîne aurait déjà été interdite depuis longtemps.)
De plus le 7 juin, un fait insolite pour une dictature c’est produit, l’assemblée nationale vénézuélienne invite les étudiants protestataires et ceux pro-Chavez à venir s’exprimer et débattre sur cette évènement.
Vous pouvez trouver les séquences vidéos à cette adresse : http://www.aporrealos.org/oposicion/n96269.html
En regardant les vidéos, vous pourrez remarquer qu’après la première déclaration de l’étudiant opposé à Chavez Douglas Barrios, les interventions se suivent jusqu’à la dernière intervention le leader étudiant Hector Rodriguez qui remarque la dernière page, oubliée, du discours de Douglas Barrios, il se permet de lire cette page et s’aperçoit que c’est en fait un vrai scripte écrit par la société publicitaire américaine Arts Publicidad.
Rodriguez montre aussi la page web des étudiants démocrates ou l’on peut voir le fameux logo de l’organisation Otpor, spécialiste des coups de force pro-occidentale en Serbie, Ukraine, Georgie, etc… et lié aux services de Condoleeza Rice.
Voilà pour l’opposition étudiante.
Maintenant on peut aussi revenir sur la liberté de la presse mis à mal, par le « dictateur populaire » ( dixit Canal +) Chavez. C’est sur que lorsque l’on sait que 80% des mendias vénézuéliens sont privés et anti-Chavez, on peut comme RSF avoir peur de la liberté d’expression et faire du lobbying pour que 60 député européen aux ordres votes un texte de condamnations.
Si vous avez de plus d’information, pour éviter de tomber de la caricature journalistique je suis à votre disposition.
je vous conseille si vous lisez l'italien de lire l'article de Valerio Evangelisti sur cette fermeture.
c'ets là http://www.carmillaonline.com/archives/2007/06/002269.html#002269
mardi, mai 08, 2007
Police Justice Medias sont dans un bateau...
Voici un texte qui me parait tres interessant tiré du site http://www.actujuridique.com/
Justice-Police-Médias : une relation très possible
Invités au salon du livre de Chaville dont le thème était « Police/Justice/Médias: une relation impossible? », Elie Escondida et Dante Timélos y ont distribué le texte suivant.La police, la justice et les médias ne s’opposent en rien. La police, la justice et les médias ont le même horizon: celui de la perpétuation de l’ordre social et des injustices qui lui sont constitutives. Un ordre où il y a des riches et des pauvres, des exploiteurs et des exploités, des possédants et des dépossédés, et des gens qu’il faut bien soumettre par la force si on veut qu’ils restent à leur place.
Chacun, il est vrai, joue sa musique. À la police le maintien brutal de l’ordre : à la justice l’habillement de cette brutalité par les couleurs du droit : et aux médias la propagande qui justifie le tout.
Cette propagande est multiforme. C’est le journaliste qui ne prend ses infos qu’auprès de ses correspondants à la préfecture de police. C’est le énième « reportage » en direct des banlieues chaudes. C’est l’avalanche des feuilletons télévisés à la gloire des flics ou des juges. C’est cette impression qui se dégage des pages des faits divers que tout n’est que crime. Tout le reste, c’est à dire l’essentiel de l’activité de la police, et sa véritable raison d’être, disparaît derrière l’incessante publicité faite aux affaires sanglantes : en 2005 , il y a eu 500 condamnations pour homicides volontaires et 1600 pour viols pour presque 500 000 gardes à vue..
Les éventuels tiraillements entre les trois institutions portent sur des détails et jamais sur l’essentiel. Faut-il un peu plus de « présomption d’innocence » ? Un léger plus de « droit à l’information » ? Une soupçon supplémentaire de « droits de la défense ? » Un chouïa moins de « course au sensationnel » ?
Mais qui est concerné ? Pour les dizaines de milliers de prévenus qui passent à la chaîne en comparution immédiate et dont le dossier est constitué uniquement à charge pendant leur garde à vue, de tels débats sont tout simplement hors sujet. Ils ne les concernent pas. Leurs condamnations pleuvent dans l’anonymat routinier de la justice de masse sans que personne ne s’y intéresse vraiment, à l’exception de quelques chroniques hebdomadaires dans un ou deux journaux.
Ces quelques articles de presse critiques sur la justice et le droit sont marginaux, et ont vocation à le rester. Car si les policiers sont violents, les juges injustes et les journalistes partiaux, c’est bien parce qu’il y a un système qui attend d’eux qu’ils soient ainsi : et l’existence de quelques exceptions, loin de témoigner de la réforme possible d’un tel système, ne fait qu’en souligner la force, puisque celui-ci sait pertinemment où la somme des intérêts et des pressions diverses finira bien par faire pencher la balance au bout du compte.
Il n’y a donc rien à attendre ni de la presse, ni de la justice, ni de la police : il n’y a qu’à les combattre, à la manière, par exemple, des révoltés de l’automne 2005.
Elie Escondida et Dante Timélos
Le roi est mort vive le roi
- Que pensez de l’élection du nabot Sarkozy ?
J’avoue ne pas être abattu comme le plus part de mes amis qui pensent être sincèrement de gauche, par le résultat de ces élections. Je trouve au contraire que c’est une bonne chose avec Sarko on aura de toute façon la politique de Sego sans les couches de peintures sociales qui se détériore très rapidement.
Je suis plus surpris par une partie des électeurs de Sarko, qui semble désemparé de la victoire de leur poulain.
Le vote Sarko, à mon avis, suit deux chemins qui souvent se croisent, celui de l’électeur perdu qui ne veut pas de responsabilité mais d'un leader qui trace le chemin (quel que soit ce chemin), d’ailleurs, ces personnes ne veulent surtout pas avoir à faire avec la politique dans le sens premier du terme, la gestion de la cité.
C’est typique du syndrome de la servitude volontaire, où de l’infantilisme, si je n’ai pas de responsabilité rien ne peut m’arriver.
Le deuxième chemin celui qui met à mon avis dans le désarroi ces électeurs de Sarko anxieux et celui du vote de la peur, de la peur du monde et des étrangers qui peuplent ce monde, qui sont obligatoirement dangereux. Malheureusement la xénophobie avec le recul du monde progressiste est revenue en force et beaucoup d’électeur Sarkozyste, on eu comme seul moteur cette peur là.
lundi, mai 07, 2007
L'oeil de Caine

Nous voilà plongé dans le monde de la télé réalité, un sujet qui devint à la mode de nos jours.
Hazel Caine productrice de talent aux dents longues décide de monter une émission de télé réalité qui va révolutionner le genre. 10 Candidats qui cachent un terrible secret vont devoir vivre ensemble devant les téléspectateurs. Mais tout va déraper quand le bus des candidats va être détourné par un dangereux schizophrène qui va créer ces propres règles du jeu, on s’aperçoit alors que les histoires de ces candidats sont imbriquées dans une histoire malsaine.
La trame du Roman qui paraît convenu, malgré un rythme soutenu qui laisse la part belle à l’action et au suspense, heureusement la fin du roman est totalement inattendue.
L’auteur a bien travaillé, il s’est bien documenté et son style est clair et direct, qui donne un livre agréable à lire, grâce aux réalismes des scènes d’actions et qui plonge facilement le lecteur dans l’intrigue.
Une lecture agréable même si on sent un certain goût de déjà vu, attendre sa parution en poche serait judicieux.
lundi, avril 30, 2007
Hysterie presidentielle
lundi, avril 23, 2007
Social Killer
Le pouvoir, le respect, les électeurs et leur voix, un yacht à St-Tropez, des pauvres en fin de mois.
Comme tout peut se payer, ce que je veux est à moi.
Puisque j’ai tout acheté, mon nom est la loi.
Des biens cotés en bourse, des valeurs bien placées, quelques chevaux de courses, un whisky bien tassé.
Le pouvoir, le respect, des chômeurs aux abois, des gardiens de la paix, des cigares de Cuba.
Un chalet Lausanne, une pucelle à Bangkok, un désastre en Bretagne, un nouveau groupe de rock, une chanteuse qui cartonne, la faveur des experts, une call-girl au Carlton, un joueur en transfert.
J’ai l’estime de mes proches sauf celle de mes enfants.
Ceux-là trouve ça trop moche d’aimer autant l’argent, du vide dans la caboche, ils sont quand même content de gratter dans mes poches comme leur mère cependant, qui elle sait toujours se taire et sourire au bon moment.
Elle comprend que pour me plaire, on ravale ses sentiments.
Pas de pitié dans les affaires, les minables y laissent leurs dents, quand je pense à mon salaire, les miennes poussent obstinément.
Le pouvoir, le respect, des amis magistrats, un chauffeur, des laquais, une loge à l’opéra.
Un ou deux gardes du corps, une voiture blindée, une baignoire plaqué or, je n’ai qu’à demander.
Un conseiller de com, un avocat pointu, une secrétaire bien conne et portée sur le cul.
Ceux qui vivent dans la misère, c’est qu’ils l’ont bien cherché.
Comme disait mon grand-père : « ces gens me donnent la nausée ».
Les esclaves, les prolétaires, on les vire sans leur causer.
Un jour béni, moi j’espère prendre place à l’Elysée.
Plus personne pour me faire taire, le sourire au bon moment.
J’ai compris que pour vous plaire, on simule les sentiments.
Voilà une chanson de Lofofora qui est de mise dans cette periode electorale.
Je vous conseille l'album de Lofofora "Le fond et la Forme", d'où est tiré cette chanson.
mercredi, avril 18, 2007
Un traité d'autodefense!!

En revenant sur un ancien debat, je viens de trouver chez le libraire " face à la police/face à la justice" aux editions l'altiplano (il en parle un peu dans le canard d'aujourd'hui) Un livre dont " l'objectif[...] est d'aider celles et ceux qui décident d'assurer collectivement leur defense face à la repression la plus courante, celle dont se sert massivement la justice pour faire règner l'ordre social"
Donc le livre nous explique la loi, qui biensûr est fait de telle sorte que le type moyen ne puisse si retrouver.
il est clair que c'est un petit traité que les auteurs dissent eux même "incomplets", vu le nombre de loi et d'harmonisation et d'exceptions.
ils precisent aussi que "Ces dernières années, le droit pénal n'a cessé d'évoluer dans un sens plus répressif : les tentatives pour donner du droit une image plus conforme à ce qu'il devrait être dans l'idéologie des droits de l'homme n'y ont rien changé. Les reformes, petites ou grandes, sont incessantes : l'exception devient la règle et les lois provisoires deviennent permanentes"
Donc un petit livre qui me semble indispensable.
Pour ceux qui n'ont pas d'argent , on peut l'avoir gratuit sur le net : http://www.guidejuridique.net/introduction2.html
mardi, avril 17, 2007
Sarko et les journalistes
La fin est savoureuse.
Cette France La!!!

Heureuse initiative, que j'ai decouvert dans le Libé de ce matin.
Cette page Web www.cettefrancela.net
nous permet d'avoir des outils à diffuser contre les lois liberticides et intollérables qui ont été votées ces dernieres années.
Comment ne pas être touché par le sort d'Elvanchevan Rajendram, srilankais tué par des militaires de son pays, après avoir été expulsé de France, car son dossier de demande d'asile politique ne semblait pas crédibles à des fonctionnaires zélés.
vendredi, mars 30, 2007
Question pour un champion
Je suis noble, issu d'une famille de barons hongrois qui a collaboré avec le régime nazi durant la guerre et a fui la Hongrie pour éviter d'être jugée pour collaboration après la Libération.
Dans ma jeunesse je participe à des manifestations contre les étudiants grévistes.
Contrairement à ce que j'essaye de faire croire je ne suis pas le candidat de la « rupture » ou de la « nouveauté » en politique je suis entré en politique sous Giscard il y a 30 ans et j'ai été plusieurs fois ministre, député, maire, président de Conseil Général.
À l'époque de la catastrophe de Tchernobyl j'était délégué interministériel au nucléaire et c'est moi qui ai mis en place la campagne de désinformation prétendant que le nuage de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières de la France. J'ai fait cependant disparaître cet épisode de ma vie politique de ma biographie officielle sur le site internet du ministère de l'Intérieur.
Ministre de l'économie durant une partie du gouvernement Raffarin, j'ai défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques. J'ai réalisé l'ouverture du capital d'EDF-GDF et me suis engagé à ce que jamais cette entreprise ne soit privatisée. J'ai renié cet engagement en 2006 en privatisant GDF, je suis donc un menteur.
Ministre de l'Intérieur depuis 2002, j'ai mis en place de nombreuses lois liberticides et j'ai réussi à faire exploser l'insécurité alors que j'étais censé la faire diminuer. Je suis directement responsable du déclenchement de la révolte des banlieues en 2005 par ma politique répressive et mes propos insultants envers les habitants de ces banlieues.
J'ai mis en place la loi CESEDA qui organise l'immigration choisie au profit des capitalistes et j'ai mené la chasse à l'enfant en expulsant les enfants sans-papiers, parfois en les séparant de leurs parents.
J'ai fait obtenir la Légion d'Honneur à un de mes amis qui se trouve être un maire d'extrême-droite ayant été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale. D'ailleurs mon conseiller politique, Patrick Devedjian, est l'un des membres fondateurs d'Occident, ancien groupe d'extrême-droite terroriste et antisémite.
J'ai repris l'un des slogans de Jean-Marie Le Pen « la France tu l'aimes ou tu la quittes » et je défends ses thèses que ce soit sur l'immigration ou l'insécurité. Je me vante d'ailleurs d'avoir l'électorat du Front National pour moi.
Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush et les néoconservateurs américains m'apprécient beaucoup. Je suis pour la guerre en Irak et je suis venu apporter mon soutien à mon ami Georges Bush. Je me suis fait photographier lui serrant la main (photo qui rappelle la sinistre poignée de main entre Pétain et Hitler) et, pour paraître plus grand, j'ai fait truquer cette photo (pratique qui rappelle les modifications de photos dans un but de propagande réalisées par Staline et Mao Tsé Dong).
Lors de l'affaire Clearstream j'était au courant depuis le début que mon nom était présent dans les listings et j'ai laissé faire dans le but d'apparaître comme une victime. J'ai même déclaré que je souhaitais voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont mis mon nom sur les listings. Pour rappel, Hitler aussi voulait voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont organisé l'attentat manqué contre lui.
Il y a plusieurs mois, j'ai dévoilé à la TV qu'une opération d'arrestation de terroristes allait avoir lieu et j'ai ainsi risqué de faire échouer cette arrestation.
Dans une de mes visites électorale en Corse, aux frais du contribuable, j'ai utilisé pour moi le seul hélicoptère de l'île. Un enfant s'est le même jour gravement blessé en randonnée et il est mort car il n'a pas pu être emmené aux urgences à temps, puisqu'il n'y avait plus d'hélicoptère disponible pour l'y emmener...
Je suis, je suis...
S'il vous plaît, il est ce que vous voulez, mais surtout pas notre futur président !
Imaginez les émeutes avec ce pyromane, la France ne s'en remettrait pas...