A deux jours de la nomination du "controversé" ( pour rester poli) Calderon à la tête du mexique. Le parlement s'entraîne
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A deux jours de la nomination du "controversé" ( pour rester poli) Calderon à la tête du mexique. Le parlement s'entraîne
COMMUNIQUE RESF
SUZILENE, 18 ANS, EXPULSEE PAR CHARTER SECRET
Suzilène, lycéenne Capverdienne de 18 ans et demi, élève du LP Valmy à Colombes (92) a été expulsée hier, 12 octobre, au bout de douze jours de rétention.
Dans cette affaire, le ministère de l’Intérieur a donné toute sa mesure. D’abord en arrachant à sa mère et à son petit frère une toute jeune majeure et en l’exilant dans un pays où elle n’a plus d’autre attache que sa grand-mère de 83 ans.
Ensuite en maniant l’insinuation et la calomnie comme le font systématiquement, dès qu’il y a mobilisation le cabinet du ministre et les préfets sous l’égide de Monsieur Sarkozy. Suzilène a, en effet, été présentée comme une « délinquante », ce qu’elle n’est pas, ses enseignants et ses camarades en témoignent. Ce dont on l’accuse est du domaine de l’intime et ne mérite certainement pas le bannissement ni n’autorise les préfets, et les bien pensant qui entourent le ministre, à faire les poubelles, à porter atteinte à la vie privée d’une gamine de 18 ans et à colporter des ragots.
De la même façon, sous la houlette de M. Sarkozy, la police prend des habitudes de police secrète : les retenus disparaissent, ignorant le lieu où ils sont conduits, celui où ils se trouvent. Au contraire, de fausses informations destinées à égarer ceux qui les soutiennent leur sont communiquées. C’est ainsi qu’il a été dit à Suzilène qui l’a répété au téléphone à l’un de ses enseignants, qu’elle atterrirait à Lisbonne à 18h20 : c’était orienter délibérément sur une fausse piste les élèves et les professeurs désireux de la soutenir. De fait, plusieurs dizaines d’entre eux, des syndicalistes d’Air France, le sénateur Jean Desessard se sont retrouvés à Orly-Ouest pour manifester pendant deux heures et interpeller les passagers du vol de 17h10 à destination de Lisbonne. Suzilène n’était pas à bord mais son expulsion ne s’est pas faite sans tapage.
En fait, selon les policiers présents à Orly, elle aurait été expulsée à 14h30 sur un avion militaire, en compagnie d’autres expulsés. Un charter secret !
Enfin, alors même que Suzilène est au Cap-Vert d’où elle a téléphoné à sa mère, le ministère de l’Intérieur continue de mentir en faisant répondre par ses employés (certains de bonne foi) à ceux qui l’interpellent que la décision d’expulsion n’a pas encore été prise et que des réunions se tiennent à ce sujet.
Cela étant, il n’est pas dit, loin de là, que le ministre de la Chasse à l’enfant ait gagné la partie. Le lycée Valmy reste plus que jamais en grève. Une réunion intersyndicale est prévue le 13 dans l’après-midi pour mettre en place l’extension de la mobilisation. Il est, en effet, inenvisageable que des élèves soient expulsés. M. Sarkozy vient de montrer qu’il ne recule devant rien pour braconner quelques voix à l’extrême-droite. La seule protection qui vaille maintenant pour les élèves et les parents menacés est leur régularisation immédiate et sans condition. N’en déplaise au gouvernement !
Les Nouioua libres depuis ce vendredi 6 octobre à 18h
La mobilisation immédiate de toutes et une coordination efficace entre Lyon et Marseille ont permis le retour sur Lyon et la libération de Mme Nouioua et de ses enfants en voie d’expulsion vers l’Algérie. (voir les articles précédents sur Rebellyon : Empêchons l’expulsion de Mme Nouioua et de ses 2 enfants et La famille NOUIOUA de Vaux-en-Velin en voie d’expulsion.
Malgré le fait que la police du centre de rétention de l’aéroport Lyon-St Exyupéry ait pris le téléphone portable de Mme Nouioua et ait d’abord raconté tôt ce vendredi que la famille avait été expulsée vers Constantine, RESF a découvert qu’en fait Mme Nouioua et ses deux enfants avaient été transférés vers 5h à Marseille.
Le réseau a immédiatement alerté ses correspondants de la cité phocéenne qui ont localisé à midi la famille dans les locaux de la PAF (Police de l’air et des frontières) de Marseille. Avec l’appui de la Cimade, de la LDH, d’élus communistes, et d’autres..., la mobilisation de RESF a été formidable. Méls et fax ont plu de toute part....
Pendant ce temps, sur l’agglomération lyonnaise, était organisés dès 11h30 un rassemblement à l’école Angélina Courcelles de Vaulx-en-Velin où sont scolarisés les enfants, puis une conférence de presse. Une grosse délégation du comité de soutien, avec des élus et des membres de la famille de Mme Nouioua a aussi été reçue dans l’après-midi en préfecture.
Déjà éprouvée par la maladie, vivant dans l’angoisse depuis le refus opposé le 6 septembre à sa demande de régularisation dans le cadre de la circulaire de juin 2006, et épuisée par les tribulations des dernières 24 heures, Mme Nouioua a finalement fait un malaise ayant nécessité une courte hospitalisation.
Au vu de la situation et devant l’ampleur des mobilisations, les autorités ont fini par reculer et la famille a été rapatriée en voiture à la PAF de la Part-Dieu, où se sont rendues dès qu’elles l’ont su la famille et une délégation du comité de soutien. Et c’est à 18h, que Mme Nouioua, Sid-Ahmed et Aïmen ont été relâchés. Epuisés, mais libres...
Bonjour,
Mme NOUIOUA ET SES 2 ENFANTS SID AHMED (10 ans) ET AIMEN( 8 ans) ont été arrêtés ce matin jeudi 5 oct à 6h30 chez eux à Vaulx en velin (69). Ils ont été emmenés au centre de rétention et devaient être expulsés dans la foulée à 13h sur l'algérie ! Les enfants sont tous les deux scolarisés à l'ecole Angelina coiurcelles, à Vaulx en Velin.
La mobilisation immédiate de l'école, d'un élu, et de l'avocate d'une part au centre de rétention puis à l'aéroport a permis que le départ ne se fasse pas. La mère et les trois enfants retournent au centre de rétention.
Mme Nouioua est arrivée en france en 2002. Elle a eu pendant deux ans un titre de séjour pour raison de santé.. En juillet 2005, alors que la situation coté santé était la même, il y a eu refus du renouvellment de ce titre. Incompréhension de tout le monde.
La mère de Mme et 2 soeurs sont ici en France avec un titre de 10 ans. Mme Nouioua est fille d'ancien combattant.
Mme Nouioua a fait une demande de régularisation dans le cadre de la ciculaire de juin 2006. demande refusée le 6 septembre et notifiée le 12 septembre. Refus non motivé dans le cadre de la circulaire. L'avocate a déposé un recours, attaqué sur l'absence de motivations et sur le fait qu'après la décision du 6 septembre le préfet aurait dû prendre un nouvel APRF avant de procéder à une expulsion.
Il est urgent de réagir auprès de la préfecture (de préférence par fax) :
préfet du Rhône Jean Pierre Lacroix Fax 04 78 60 49 38
jean-pierre.lacroix@rhone.pref.gouv.fr
Marin Favret, (chargé de mission auprès de BAY), marin.favret@rhone.pref.gouv.fr
Tél : 04 72 61 42 63
Secrétaire général Monsieur Bay FAX 04 72 61 60 86 - tel 04 72 61 65 00
christophe.bay@rhone.pref.gouv.fr
Mme Nouioua va être convoquée devant le juge des libertés vraissemblablement demain ou samedi. dès qu'on connait l'heure exacte et le jour nous vous tenons au courant pour qu'il y ait du monde.

| C'est mettre en cause le ministre de l'intérieur que de pointer du doigt lorsqu'il y a des défaillances et lorsqu'il y a des choix idéologiques qui entraînent des conséquences sur une politique de sécurité. Cela me semble logique. Pas pour lui qui préfère faire passer son incompétence sur le dos de la justice. Il me rappelle ces petits chefs de service qui font passer la leur, sur les salariés qu'ils encadrent. Cela est d'un pathétique pour un homme de "rupture», comme ses communicants l'ont baptisé. Cela fait plus de 4 ans qu'il est aux manettes, et nos banlieues ont pris feu, des CRS se font agresser, le communautarisme n'a jamais été aussi fort et les prisons aussi pleine. Il n'a fait qu'empirer les choses, sans trouver de solution. A part faire du bruit avec la bouche, ce personnage est incompétent. |
Vu aujourd'hui "arrêt sur image" avec Bayrou sur la connivence entre les médias de masse et certains hommes politiques. La première chose que l'on pouvait voir aux réponses des journalistes, était le manque d'amour propre de ceux-ci, ils n'ont aucun problème à dire qu'ils sont les petits soldats de l'abrutissement des masses.Le pompon au journaliste du nouvel obs sur le plateau, qui donne pour justification dans le fait de donner plus de place aux duos Sarko-Sego, le fait qu'il fasse des projections sur le vainqueur et qu'il est normal de donner plus de place à un probable vainqueur, je suis sur que ce personnage ne se sentirais pas dépaysé s'il devait travailler en Tunisie ou à Cuba.
Mais bon Sarko a tout compris avec sa fameuse phrase "la communication avant l'action", vivement les actes que l'on rigole un peu.
vous pouvez voir l'emission ici
L’effondrement de l’immobilier américain fait craindre un krach.
The Observer, dimanche 27 août 2006.
Les économistes lancent une mise en garde : le repli du marché de l’immobilier américain va obliger les entreprises à supprimer 73 000 emplois par mois l’an prochain, et pourrait causer plus de tort à l’économie mondiale que l’éclatement de la bulle Internet.
Après les statistiques officielles indiquant que le nombre de ventes de logements neufs pour le mois de juillet était de 22 pourcent inférieur à celui de l’an passé, alors que les prix demeurent quasiment inchangés, on craint de plus en plus que le ralentissement immobilier « maîtrisé » prédit par la Réserve Fédérale ne s’avère être un krach en bonne et due forme.
« De fait, la situation semble se dégrader rapidement. Il peut sembler exagéré de parler de chute libre, cependant il me semble qu’en l’occurrence c’est le terme adéquat, » a déclaré Paul Ashworth, expert en économie américaine du cabinet Capital Economics.
Les prix de l’immobilier ont augmenté de dizaines de pourcent au cours de ces dernières années, représentant une véritable manne pour les propriétaires et provoquant une vague d’investissements dans la construction en neuf. Cependant, les logements neufs invendus sont aujourd’hui plus nombreux qu’ils ne l’ont été ces dix dernières années.
Ashworth pense que 30 pourcent de la totalité (1,4 millions) des emplois créés depuis la fin de la récession de 2001 concerne des secteurs liés à la croissance rapide du marché immobilier, du bâtiment aux magasins de bricolage. Comme le boom s’essouffle, Capital Economics prévoit la perte de 73 000 emplois par mois.
Ce mois-ci, la Réserve Fédérale a laissé les taux d’intérêt inchangés pour la première fois depuis 18 réunions, son président Ben Bernanke ayant mesuré les risques d’inflation et de ralentissement de la croissance que pose la crise du marché immobilier, depuis longtemps attendue.
Stephen Roach, premier économiste de Morgan Stanley, prévoit que le ralentissement de l’immobilier coûtera au minimum deux points à la croissance du PNB américain l’an prochain, ce qui conduira le pays dangereusement près de la récession, tandis que les dépenses pour le bâtiment se réduisent comme peau de chagrin et que les propriétaires perdent le capiton de richesse supplémentaire résultat d’une croissance rapide des prix.
« L’économie des États-Unis est liée à la richesse individuelle, par conséquent l’éclatement d’une nouvelle grosse bulle financière risque fort d’entraîner de très graves conséquences, » a-t-il affirmé, ajoutant qu’il fallait faire attention car, compte tenu des déséquilibres fiscaux et commerciaux américains plus marqués qu’il y a cinq ans, les retombées au niveau global risquent d’être plus graves que celles de l’éclatement de la bulle Internet. « Un éclatement de la bulle immobilière présente également des risques très sérieux pour les partenaires économiques des États-Unis et pour le reste d’une économie mondiale dont les acteurs sont de plus en plus interdépendants, » a-t-il ajouté.
Ces craintes concernant le fragile secteur immobilier américain surgissent au moment où, en Grande-Bretagne, les analystes se demandent si la hausse des taux d’intérêts décidée ce mois-ci va porter atteinte aux prix de l’immobilier britannique. Demain, le site internet Hometrack spécialisé dans l’immobilier publiera une mise en garde : l’augmentation du coût des prêts immobiliers aura raison du prétendu « mini-boom » qui a maintenu l’optimisme du marché à Londres au cours des récents mois.
Fionnuala Earley, économiste du groupe Nationwide, dit qu’à son avis le marché pourra survivre à la hausse des taux, mais qu’elle s’attend à un ralentissement en fin d’année. « Je m’appuie sur les facteurs suivants : les chiffres des achats en vue d’une location sont encourageants, et ceux de l’immigration laissent à penser qu’il y aura des demandes de location, il faudra donc offrir des logements, » a-t-elle dit. « Mais si le CPM (Comité de la Politique Monétaire de la Banque d’Angleterre ndlt) augmente les taux d’intérêt, cela constitue un avertissement, et les gens vont y réfléchir à deux fois avant d’agir et de beaucoup s’avancer. »
Heather Stewart pour The Observer.

Depuis plus d’une semaine, Israël mène une guerre contre l’état du Liban, et non pas contre la milice chiite du Hezbollah comme les institutions israéliennes le disent.
Je ne peux que condamner ces frappes aveugles, le problème c'est qu'Israël n'est pas dans une logique d'apaisement, mais dans une logique de punition ( tu me perces un oeil, je te crible de balle et te réduit en bouilli). C'est une position purement colonialiste. Il faut arrêter de croire qu'Israël veut la paix, c'est faux ils sont dans une perspective de guerre permanente, avec une vision unilatérale de ce que devraient être les rapports dans cette région.
Voilà un texte de Michel Warschawski (israélien anticolonialiste), pour montrer que même au sein de la communauté israélienne, il y a quand même des personnes qui voit clair dans le jeu d’un gouvernement et d’une population qui sont à la botte de Tsahal.
Un texte de michel Warschawski (israélien anticolonialiste)
Initiative 100% israélienne
Les bombardements quotidiens israéliens à Gaza sont la cause de la guerre
C’est une guerre globale de recolonisation
Suite à une opération militaire menée de main de maître par l’organisation libanaise de résistance nationale Hezbollah, et la capture de deux prisonniers de guerre, l’armée israélienne a bombardé la capitale libanaise et de nombreux autres sites au sud du Liban. A l’heure où sont écrites ces lignes, le gouvernement israélien est en train de discuter de l’opportunité d’envahir le territoire libanais pour une opération de longue durée. Certes, les souvenirs du fiasco sanglant qu’avait signifiée l’invasion du Liban en 1982-1985 sont encore vivants dans la mémoire des généraux israéliens qui, à l’époque, n’étaient encore que des officiers subalternes, mais l’humiliation ressentie à la suite de l’opération du Hezbollah est si forte et la volonté de vengeance à ce point ancrée dans leurs têtes obtuses, que l’éventualité d’une telle invasion n’est pas à exclure.
Comme l’indiquait le Cheikh Nasrallah, dirigeant du Hezbollah, la date de l’attaque de la patrouille israélienne n’avait pas été programmée a l’avance, et c’est un concours de circonstances favorables mais imprévues qui l’a provoqué. Pourtant, il ne faisait pas de doute que le Hezbollah ne pouvait rester longtemps les mains croisées, alors que depuis des mois, l’armée israélienne massacre la population de Gaza.
Le centre de gravité du conflit israélo-arabe va vraisemblablement bouger dans les semaines a venir, de Gaza vers le Liban. Mais ne nous trompons pas : il s’agit d’une seule et même campagne, dont l’initiative est 100% israélienne, dans le cadre de ce qu’ils appellent eux-mêmes, à la suite de leur maître et seigneur de la Maison Blanche, « une guerre permanente et préventive contre le terrorisme ».
Il est donc important de remettre les choses à leur place, et les événements dans leur ordre chronologique: ce n’est pas l’opération militaire menée il y a trois semaines par un commando palestinien et l’enlèvement du caporal Gilad Shalit qui ont poussé le gouvernement israélien à lancer son offensive sanguinaire contre les habitants de la Bande de Gaza; ce sont les bombardements quotidiens de l’artillerie israélienne et les dizaines de morts palestiniens, dont une majorité de civils et de nombreux enfants, qui ont pousse ces militants palestiniens à rompre la trêve déclarée par les principales organisations palestiniennes et scrupuleusement respectée par ces dernières depuis plus d’un an.
La libération du soldat Gilad Shalit est le dernier des soucis de ces mêmes autorités israéliennes, et même le plus stupide des ministres sait parfaitement que les attaques militaires mettent sa vie en danger et risquent sans doute de provoquer son assassinat par ses ravisseurs. La seule chose qui importe aux généraux israéliens et aux marionnettes qui les représentent au gouvernement, c’est de « leur apprendre » ce que cela coûte de s’attaquer à Israël. « Leur apprendre » est le concept le plus utilisé dans les déclarations officielles des dirigeants civils et militaires, dans le plus banal des langages coloniaux. Pour ce faire, tous les moyens sont bons, et aucune retenue, convention internationale ou lois de la guerre ne sont de mise.
La Suisse vient de le rappeler – l’opération en cours à Gaza est faite de crimes de guerre et de violations systématiques et généralisées de toutes les règles du droit international. D’abord, parce qu’il s’agit d’une punition collective : c’est la population de Gaza toute entière qui doit « apprendre » à bien se conduire, même si celle-ci, n’a évidemment rien à voir avec la capture d’un prisonnier de guerre israélien. Ensuite parce qu’il s’agit d’un véritable massacre, le nombre de victimes civiles « collatérales » étant disproportionné avec le nombre de victimes « ciblées ».
Aux côtés de la prise de position helvétique, le silence de l’Union européenne est éloquent, et sert de contrepoint au soutien déclaré de l’administration américaine à l’agression israélienne. Ce soutien participe de la stratégie du Clash des Civilisations prônée par une partie de l’entourage de Georges W Bush : ce n’est pas le soldat otage qui doit être sauvé, ce n’est pas non plus le commando responsable de son enlèvement qui doit être puni ; ce n’est même pas le parti Hamas ou le gouvernement qu’il dirige qui doivent être sanctionne, mais le peuple palestinien lui-même, peuple voyou appartenant à une civilisation dont le terrorisme est une des caractéristiques.
Ce matin, un ancien des renseignements israéliens expliquait longuement à la radio que le problème israélo-arabe est avant tout un problème culturel : alors que « pour eux » la vie humaine n’avait pas de valeur intrinsèque, pour nous, chaque individu compte. En conséquence, aucun terrain d’entente ne pourra jamais être trouve entre membres de deux civilisations aux valeurs antagoniques, et la guerre est donc permanente.
A entendre ce personnage, qui reflète une opinion largement partagée par la classe politico-militaire israélienne, on ne comprend pas à quoi sert de vouloir « leur apprendre » quoi que ce soit : culturellement, les Arabes, et plus généralement la civilisations musulmane est hermétiquement fermée au respect de la vie humaine, et les innombrables victimes des bombardements à Gaza ou au Liban ne changeront pas leur orientation.
Tant que les parrains américains d’Israël seront dans la stratégie du choc des civilisations et de la guerre globale et permanente, il ne faut pas s’attendre à un tournant de la politique israélienne, et la « guerre » - qu’il vaudrait mieux appeler pacification permanente – contre les Palestiniens, et plus généralement contre les Arabes – va suivre son cours. Avec son lot croissant de victimes, y compris israéliennes.
Ceci est à prendre en considération par le mouvement social international et plus particulièrement par le mouvement de solidarité : nous sommes tous confrontes non pas à un événement, aussi tragique et sanglant soit-il, mais à une guerre de longue durée. Cette réalité exige des stratégies à long terme et du souffle. Elle exige aussi d’agir dans une perspective globale. Face à la guerre globale de recolonisation du monde, la reconstruction d’un fort mouvement anti-guerre qui englobe la Palestine comme un de ses objectifs les plus emblématiques n’est plus un luxe qu’on peut repousser à plus tard, mais une urgence pour tous les habitants de notre planète.
VERS UN NOUVEAU CONSENSUS PALESTINIEN ?
Dans la mesure où on peut cerner des objectifs politiques dans le déchaînement de violence mise en œuvre dans la Bande de Gaza, la mise en échec de l’accord Hamas-Fatah est l’un d’entre eux. Pendant plusieurs mois, le Premier Ministre palestinien Ismail Haniyeh du Hamas et Mahmud Abas, Président de l’Autorité Palestinienne et dirigeant du Fatah ont œuvré à la rédaction d’un document programmatique commun, basé sur ce que l’on appelle « le document des prisonniers ». Ce document, rédigé par les dirigeants des deux grandes formations politiques palestiniennes détenus dans les prisons israéliennes, définit le cadre d’un nouveau consensus politique palestinien basé sur la lutte pour un état palestinien, libre et indépendant, dans les territoires occupes en juin 1967, ce qui implicitement signifie la reconnaissance de l’Etat d’Israël dans ses frontières du 4 juin 1967.
Pour les autorités de Tel Aviv, un tel document ne devait en aucun cas voir le jour, car il enlevait le prétexte de la non-reconnaissance du gouvernement palestinien et de la guerre permanente contre ceux qui ont osé élire une majorité Hamas au parlement palestinien.
L’attaque spectaculaire contre Gaza a mis fin aux négociations entre Abas et Haniyeh, alors que les journaux annonçaient un accord… pour le lendemain. Cette même attaque pourrait cependant permettre un autre consensus inter palestinien : celui d’une résistance unie contre la guerre israélienne, sans illusion sur une éventuelle volonté de négocier de la part de Tel Aviv, soi-disant en échange de nouveaux compromis palestiniens.
C’est en tout cas vers un tel nouveau consensus inter palestinien qu’œuvrent les organisations de la gauche palestinienne qui, depuis un certain temps déjà, servent d’intermédiaire entre le gouvernement et la présidence, et surtout entre les partis dont ils sont issus.
RESISTANCE
Quand on compare les événements de ces dernières semaines –les attaques sauvages contre Gaza, d’abord, puis contre le Liban, à des événements similaires des décennies précédentes – la répression brutale de la première Intifada (1988-1990) et l’invasion du Liban (1982), on remarque immédiatement trois différences majeures : l’absence totale de retenue de la part des forces armées israéliennes comparée ; l’absence de pressions internationales, voire de l’éventualité d’une telle pression, et l’absence d’un mouvement de masse en Israël qui remette en question la brutalité des opérations militaires.
Ces trois éléments sont en fait liés les uns aux autres : la « retenue » (certes, toute relative) des forces armées israéliennes résultait de l’existence de règles internationales avec lesquelles Israël se devait de ne pas trop se démarquer, à cause du double risque de pressions internationales et d’opposition internes. Quant au mouvement anti-guerre de masse il était, entre autre, le résultat d’une pression internationale ou, du moins, du sentiment d’être en rupture avec les règles de la guerre et les intérêts de la diplomatie internationale.
Avec la disparition de l’Union Soviétique et l’émergence des Etats Unis comme puissance internationale unique, nous sommes entrés dans une phase de dérégulation du droit international et des modes de comportement des Etats, telles que définis à la suite de la victoire sur le fascisme (Conventions de Genève, Chartre des Nations Unies, résolutions diverses de l’ONU). A la place se sont imposés la loi de la jungle et le droit du plus fort, l’unilatéralisme, et, sous prétexte de guerre permanente et préventive contre le terrorisme, le terrorisme d’état sans entrave.
Ces nouvelles valeurs ont été très rapidement intériorisées par l’immense majorité de la société israélienne qui se sent aux premières lignes de la guerre de civilisation contre le terrorisme, lui-même identifiée au monde musulman. C’est ce qui explique pourquoi le mouvement pacifiste de masse a disparu.
La Paix Maintenant, qui avait su mobiliser des centaines de milliers d’Israéliennes et d’Israéliens contre la répression dans les territoires occupes et contre la guerre au Liban, n’existe plus. Depuis 2000, pas une seule manifestation de masse, si ce n’est pour soutenir les « initiatives de paix »… d’Ariel Sharon, et aujourd’hui, alors que Gaza est massacrée et le Liban martyrise, pas une voix ne s’élève dans la gauche sioniste, pour dénoncer ces crimes et exiger d’y mettre fin immédiatement.
Seules les diverses organisations du mouvement anti-colonialiste protestent, avec détermination et courage, et font entendre, à contre-courant la voix du droit et du respect de la vie.
La Coalition des Femmes pour une Paix Juste, les diverses organisations de réservistes et d’appelés qui refusent de servir l’occupation, les Anarchistes contre le Mur, le mouvement Ta’ayush, le Centre d’Information Alternative, les Rabbins pour les Droits d l’Homme ont, ces dernières semaines, redoublé leurs efforts et leur mobilisation : rassemblements, manifestations, fermeture de rues centrales à Tel Aviv, campagne de graffitis etc.
Aussi honorable soit-elle, cette mobilisation des forces dites radicales n’est en rien comparable à celles de 1982 ou de 1988, non pas par leur nombre (elles sont en fait plus grandes que celles des décennies précédentes) mais parce que leur efficacité provenait précisément de la capacité d’être un catalyseur pour les forces plus modérées et beaucoup plus massives du mouvement pacifiste israélien. Aujourd’hui, malheureusement, pour utiliser une image du journaliste militant Uri Avneri, la grande roue que représentait la Paix Maintenant n’existe pas et notre petite roue, qui avait pour fonction de faire bouger la plus grande, tourne à vide.
S’il faut saluer le courage et la détermination des quelques milliers de militantes et de militants qui dénoncent aujourd’hui l’agression israélienne, on ne peut pas ne pas reconnaître que, du point de vue du front interne, le gouvernement Olmert-Peretz-Peres a les mains libres pour poursuivre ses méfaits.
Michel Warschawski
AIC

« Folio plus Philosophie » nous permet d’approcher la pensée de Spinoza, de manière originale et très intéressante.
Effectivement dernièrement un livre sur la correspondance de Spinoza avec un certain Blyenbergh a été publié. Mais ce petit livre contient aussi un dossier (de Meriam Korichi) sur cette correspondance et plus largement sur la philosophie de Baruch Spinoza. On peut aussi trouver à l’intérieure une analyse en rapport avec le texte d’une œuvre d’art, dans ce cas c’est un tableau de Titien : « Tarquin et Lucrèce » peint en 1571.
La correspondance que Spinoza a avec ce Blyenbergh est à l’origine une demande de précisions sur « les principes de la philosophie de Descartes » publiés en 1663 par le philosophe.
Le Dialogue devient vite une confrontation entre deux pensées, deux manières de voir totalement divergentes.
D’un coté nous avons un Blyenbergh qui cherche la vérité, sans pour autant vouloir se détacher de ses croyances, ils se présentent d’ailleurs comme « philosophe chrétien » . Il ne peut donc pas accepter ce qu’impliquent des concepts qui sortent du carcan des écritures théologiques. Et donc il se retrouve pris au dépourvu devant les raisonnements révolutionnaires de Spinoza.
Le point problématique entre tous, et la vision que les deux personnes ont du mal et de la corrélation entre la volonté humaine et Dieu.
Blyenbergh reste dans une vision purement judéo-chrétienne. Le « mal » est donc du à la volonté exclusive de l’homme, en dehors de la volonté de Dieu, c’est l’idée du « libre-arbitre » créé entre autre par un des pères de l’église comme Saint-Augustin, pour donner une explication du "mal" dans un monde créé par un être suprême "bon".
« L’affirmation de la liberté de la volonté humaine permet d’innocenter [Dieu] et de rendre compte de la cause du mal »
Alors que Spinoza a une approche totalement nouvelle, pour lui le mal n’est pas une chose concrète, le mal n’est pas une « essence ». Ce n’est qu’un relativisme qui découle de la vision qu’un homme peut avoir d’actes isolés dans un ensemble. Cela dépend de facteur totalement déterminé par l’« essence » de l’être et par sa bulle sociale.
Spinoza écrit dans l’Ethique, à la proposition 64 de la quatrième partie : « La connaissance du mal est une connaissance inadéquate », « de la suit que, si l’esprit humain n’avait que des idées adéquates, il ne formerait aucune notion du mal ».
Cela remet totalement en cause, les concepts moraux de l’époque, ce qui a pour effet de déstabiliser son interlocuteur, qui n’arrive pas à ce détacher de l’aspect de foi pour suivre celui du raisonnement. Il ne peut pas se détacher de la théologie (la foi) pour rentrer dans la philosophie (la raison).
Ce n’est pas pour autant que Spinoza laisse un vide, après avoir écarter l’ancienne vision morale. Il discerne bien une différence entre un être « juste » et un « méchant ». Les uns ont juste réussi à s’approcher de la lumière, ils sont moins ignorants et sont porteurs d’une vrai éthique et non pas d’une morale, corpus liberticide composé d’interdit et d’ascétisme.
Il l ‘écrit lui-même « […] les œuvres des gens de bien (c’est à dire ceux qui ont de Dieu une idée claire et règlent sur elle toutes leurs actions et toutes leurs pensées), celles des méchants ( c’est à dire ceux qui n’ont pas l’idée de Dieu, mais seulement les idées des choses terrestres et règlent sur elle leurs actes et leurs pensées) et enfin les œuvres de tous les êtres existants découlent nécessairement des lois éternelles et des décrets de Dieu […] »
On voit que Spinoza a une conception de Dieu tout à fait singulière, Dieu n’est pas juge mais créateur, les écritures ne sont que des commandements d’humains et donc aucunement de nature divine, dans le sens qu’ils ne sont que des interprétations imparfaites faites par l’homme pour commander les hommes.
On voit par-là l’effet régulateur et politique de la religion.
Même s’il n’était pas athée, Spinoza subit les foudres des institutions religieuses, il fut exclu de la synagogue et de la communauté juive en 1656 pour « hérésie »
On sent dans la pensée de Spinoza, la naissance d’un courant de pensée qui mettra l’homme et sa liberté devant Dieu et son ascétisme. Il est le précurseur du matérialisme, et des lumières.
La destruction d'infrastructures civiles (pont, hôpitaux, centrale électrique, etc...) par l'armée israélienne est un merveilleux coup de pouce aux extrémistes. Presque, presque j'ai l'impression qu'ils le font exprès. Le bénéfice d'une guerre qui dure n'est pas négligeable pour le gouvernement israélien et le vrai pouvoir décisionnaire du pays qu'est Tsahal.
Quand les Palestiniens font un pas en avant, ils reçoivent une volée d'obus, c'est la fameuse volonté de paix israélienne.
Comment peut-on sincèrement dire vouloir combattre le terrorisme quand on perpétue un terrorisme d’état envers une entière population ?
Je souhaite de tout mon cœur que le caporal Gilad Shalit soit libéré sain et sauf. Mais est ce que le gouvernement israélien le souhaite vraiment lui ? On peut réellement se poser la question, la prise en otage de politique palestinien, l’invasion d’une partie de Gaza, n’est-il pas un signale donné aux extrémistes palestiniens pour tuer le jeune caporal, cela ferra un martyr pour la cause des extrémistes israéliens, on les voit déjà se réjouir d’avance.
La communauté internationale va encore accepter longtemps que des millions de personnes vivent sous le jouxte d’une armée d’invasion, qui humilie, enlève et torture des milliers de palestinien.
Pourquoi d’un coté, on appelle cela du terrorisme et de l’autre de l’auto défense qui sont les réels agressés dans cette région du monde ?
Il est temps que le peuple israélien se réveille, qu’il se détache de ces conceptions militaires qu’il a eu en héritage de la constitution même de son état. Les Israéliens doivent comprendre que c’est eux qui ont les cartes en mains pour pacifier la région. Que se sont eux qui doivent faire les plus grosses concessions ! Même si cela est difficile, pour arrêter les massacres et l’annihilation d’un peuple de la surface de la terre, ils doivent agir.
Plutôt que regarder la première demi-surprise de ce mondiale, l'élimination des pays bas par le Portugal, je suis allé voir cette pièce de Shakespeare. J'ai trouvé cette oeuvre "mineure», exceptionnelle. Il est vrai que je ne connais pas beaucoup ce grand auteur, j'ai lu juste "Roméo et Juliette" et vu le film "un songe d'une nuit d'été".
J'ai été estomaqué par cette oeuvre, il est évident que la grande mise en scène ( Michel Raskine), d'une grande modernité ( les adeptes du classicisme n'ont cas bien se tenir) et des acteurs de qualité, on fait de cette soirée, un moment de grand bonheur.
De plus le lieu exceptionnel qu'est un forum romain a rajouté un charme à l'assemble déjà parfait
Cela m'a donné envie de voir plus d’œuvre de Shakespeare dans un théâtre.
Si vous avez la possibilité, il reste encore 2 représentations dans le cadre des « nuits de Fourvière », ce lundi et mercredi. Dépêchez-vous, pour voir un chef d’œuvre
Plus de détail grâce à ce lien : Périclès de tyr

Avec un titre pareil on aurait pu croire à un pamphlet haineux contre le vatican.
Mais dans les pages de ce livre, se cache une très bonne surprise, un argumentaire, qui se sert des concepts dogmatiques qui s’égrainent dans les différents textes de l’institution catholique romaine, pour démontrer le danger de ces textes, et l’idéologie mortifère de l’église catholique.
Il montre par A+B que malgré l’écran de fumée créé par le Pape et ses sbires, se cache derrières une machine qui se bat contre la raison et la dignité humaine. Les auteurs montrent que le Vatican est une machine à combattre les lumières et qui rêve de replonger l’humanité dans les ténèbres des superstitions et du transcendantal.
Je mets ici la présentation que l’on trouve sur le site de l’éditeur (http://www.syllepse.net) :
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La raison d'être de ce livre est double. D'une part, montrer quelles sont les véritables positions du Vatican quant aux mœurs, à l'antisémitisme, à l'Inquisition, à l'Index, au libéralisme économique, au culte politique de Marie, à la laïcité, aux sciences, à l'extrême droite... D'autre part, réagir contre la mise en vedette médiatico-politique démesurée de la théocratie vaticane. Pour ce faire, ce livre, et c'est une première, tient ses preuves de l'examen des textes dogmatiques ayant force de loi pour le catholicisme : encycliques, motu proprio, catéchisme de l'Église, ouvrages et propos théologiques de Jean-Paul II et de Joseph Ratzinger, textes de la Congrégation pour la doctrine de la foi (ex-Inquisition), que ce dernier dirigea de 1982 à 2005.
Contre les libertés, l'Église catholique oppose avec constance l'ordre et l'autorité conférés par l'incongrue notion de dieu et, dans cette voie, Benoît XVI emprunte avec application les pas de ses prédécesseurs.
Pour les auteurs, défendre les libertés, établies dans un contrat social d'humains à humains, et non de subordonnés à « Dieu », c'est être contre l'Église catholique et contre son actuel et zélé porte-parole, Benoît XVI.
Voir le site atheisme.org de Jocelyn Bézecourt.
Nous nous croyons libre dans nos démocraties, mais est-ce la réalité ? Sommes-nous vraiment libre ?
Il s’avère que la forme de gestion capitaliste a changé, elle s’est mondialisé, globalisé. En parallèle l’homme occidental a vu sa capacité de consommation augmenter grâce aux crédits (nouvelle forme d'asservissement?) et à la diminution des prix de certain produit fabriqué dans les pays en voies de développement.
On pourrait croire aussi que les médias et industrie culturelles suivent les envies du peuple, pour lui apporter de quoi calmer sa soif de culture.
Mais tout cela n’est qu’illusion !!
Comme le dit l’économiste Rifkin, le capitalisme est devenu « culturel ». Auparavant il se servait de l’aliénation du travail pour contrôler les masses, maintenant il a une nouvelle arme, l’industrie culturelle et médiatique qui lui sert à conditionner et contrôler le comportement humain. Il ne s’en cache même plu, il n’y a qu'à voir les propos* de monsieur Le Lay, président de TF1, la chaîne la plus regardé en France.
On veut faire croire aux consommateurs ( car maintenant nous ne sommes plus que des consommateurs), qu’ils font un choix personnel en regardant telle émission, en achetant tel produit, etc.. Alors que nous sommes complètement aliénés par le lavage de cerveau permanent que nous vendent ces industries. Chez le philosophe allemand Théodore Adorno philosophe allemand ce phénomène prend le nom de « besoin rétroactif ».
On comprend mieux pourquoi la bourgeoisie se gave généreusement dans toutes les entreprises médiatiques et culturelles, ce n’est pas un moyen pour faire prospérer la liberté comme certain voudrait bien le croire.
La vie politique de nos nations démocratiques dépend du même ressort, le « besoin rétroactif » joue aussi dans le choix de nos dirigeants, qui bien-sur sont étroitement liés aux industrielles. La politique ne se fait plus aux niveaux des idées, mais prend sa place dans les magazines peoples, où la démagogie et aussi importante que le nombre d’apparition à la télévision.
Comme le dit si bien Monsieur Sarkosy : « La communication passe avant l’action »*, et effectivement pas un jour ne passe sans que l’on ne voie ce personnage sur nos écrans de télévision.
La liberté dans cette démocratie n’est que fictive, comme le montre ce sondage paru dans Métro qui montre que moins de 20% des gens pensent qu’un ouvrier pourrait devenir Président de la république. Et pourquoi ? Parceque la télévision l’a dit ?
La liberté n’est pas acquise, il faut se battre tous les jours pour qu’elle devienne réalité.
*pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (...).
Libération 10-11/07/04
* Lire « Nicolas Sarkosy ou le destin de Brutus » aux éditions Denoël
