lundi, juillet 24, 2006

Guerre permanente

Depuis plus d’une semaine, Israël mène une guerre contre l’état du Liban, et non pas contre la milice chiite du Hezbollah comme les institutions israéliennes le disent.

Je ne peux que condamner ces frappes aveugles, le problème c'est qu'Israël n'est pas dans une logique d'apaisement, mais dans une logique de punition ( tu me perces un oeil, je te crible de balle et te réduit en bouilli). C'est une position purement colonialiste. Il faut arrêter de croire qu'Israël veut la paix, c'est faux ils sont dans une perspective de guerre permanente, avec une vision unilatérale de ce que devraient être les rapports dans cette région.

Voilà un texte de Michel Warschawski (israélien anticolonialiste), pour montrer que même au sein de la communauté israélienne, il y a quand même des personnes qui voit clair dans le jeu d’un gouvernement et d’une population qui sont à la botte de Tsahal.


Un texte de michel Warschawski (israélien anticolonialiste)

Initiative 100% israélienne

Les bombardements quotidiens israéliens à Gaza sont la cause de la guerre

C’est une guerre globale de recolonisation

Suite à une opération militaire menée de main de maître par l’organisation libanaise de résistance nationale Hezbollah, et la capture de deux prisonniers de guerre, l’armée israélienne a bombardé la capitale libanaise et de nombreux autres sites au sud du Liban. A l’heure où sont écrites ces lignes, le gouvernement israélien est en train de discuter de l’opportunité d’envahir le territoire libanais pour une opération de longue durée. Certes, les souvenirs du fiasco sanglant qu’avait signifiée l’invasion du Liban en 1982-1985 sont encore vivants dans la mémoire des généraux israéliens qui, à l’époque, n’étaient encore que des officiers subalternes, mais l’humiliation ressentie à la suite de l’opération du Hezbollah est si forte et la volonté de vengeance à ce point ancrée dans leurs têtes obtuses, que l’éventualité d’une telle invasion n’est pas à exclure.

Comme l’indiquait le Cheikh Nasrallah, dirigeant du Hezbollah, la date de l’attaque de la patrouille israélienne n’avait pas été programmée a l’avance, et c’est un concours de circonstances favorables mais imprévues qui l’a provoqué. Pourtant, il ne faisait pas de doute que le Hezbollah ne pouvait rester longtemps les mains croisées, alors que depuis des mois, l’armée israélienne massacre la population de Gaza.

Le centre de gravité du conflit israélo-arabe va vraisemblablement bouger dans les semaines a venir, de Gaza vers le Liban. Mais ne nous trompons pas : il s’agit d’une seule et même campagne, dont l’initiative est 100% israélienne, dans le cadre de ce qu’ils appellent eux-mêmes, à la suite de leur maître et seigneur de la Maison Blanche, « une guerre permanente et préventive contre le terrorisme ».

Il est donc important de remettre les choses à leur place, et les événements dans leur ordre chronologique: ce n’est pas l’opération militaire menée il y a trois semaines par un commando palestinien et l’enlèvement du caporal Gilad Shalit qui ont poussé le gouvernement israélien à lancer son offensive sanguinaire contre les habitants de la Bande de Gaza; ce sont les bombardements quotidiens de l’artillerie israélienne et les dizaines de morts palestiniens, dont une majorité de civils et de nombreux enfants, qui ont pousse ces militants palestiniens à rompre la trêve déclarée par les principales organisations palestiniennes et scrupuleusement respectée par ces dernières depuis plus d’un an.

La libération du soldat Gilad Shalit est le dernier des soucis de ces mêmes autorités israéliennes, et même le plus stupide des ministres sait parfaitement que les attaques militaires mettent sa vie en danger et risquent sans doute de provoquer son assassinat par ses ravisseurs. La seule chose qui importe aux généraux israéliens et aux marionnettes qui les représentent au gouvernement, c’est de « leur apprendre » ce que cela coûte de s’attaquer à Israël. « Leur apprendre » est le concept le plus utilisé dans les déclarations officielles des dirigeants civils et militaires, dans le plus banal des langages coloniaux. Pour ce faire, tous les moyens sont bons, et aucune retenue, convention internationale ou lois de la guerre ne sont de mise.

La Suisse vient de le rappeler – l’opération en cours à Gaza est faite de crimes de guerre et de violations systématiques et généralisées de toutes les règles du droit international. D’abord, parce qu’il s’agit d’une punition collective : c’est la population de Gaza toute entière qui doit « apprendre » à bien se conduire, même si celle-ci, n’a évidemment rien à voir avec la capture d’un prisonnier de guerre israélien. Ensuite parce qu’il s’agit d’un véritable massacre, le nombre de victimes civiles « collatérales » étant disproportionné avec le nombre de victimes « ciblées ».

Aux côtés de la prise de position helvétique, le silence de l’Union européenne est éloquent, et sert de contrepoint au soutien déclaré de l’administration américaine à l’agression israélienne. Ce soutien participe de la stratégie du Clash des Civilisations prônée par une partie de l’entourage de Georges W Bush : ce n’est pas le soldat otage qui doit être sauvé, ce n’est pas non plus le commando responsable de son enlèvement qui doit être puni ; ce n’est même pas le parti Hamas ou le gouvernement qu’il dirige qui doivent être sanctionne, mais le peuple palestinien lui-même, peuple voyou appartenant à une civilisation dont le terrorisme est une des caractéristiques.

Ce matin, un ancien des renseignements israéliens expliquait longuement à la radio que le problème israélo-arabe est avant tout un problème culturel : alors que « pour eux » la vie humaine n’avait pas de valeur intrinsèque, pour nous, chaque individu compte. En conséquence, aucun terrain d’entente ne pourra jamais être trouve entre membres de deux civilisations aux valeurs antagoniques, et la guerre est donc permanente.

A entendre ce personnage, qui reflète une opinion largement partagée par la classe politico-militaire israélienne, on ne comprend pas à quoi sert de vouloir « leur apprendre » quoi que ce soit : culturellement, les Arabes, et plus généralement la civilisations musulmane est hermétiquement fermée au respect de la vie humaine, et les innombrables victimes des bombardements à Gaza ou au Liban ne changeront pas leur orientation.

Tant que les parrains américains d’Israël seront dans la stratégie du choc des civilisations et de la guerre globale et permanente, il ne faut pas s’attendre à un tournant de la politique israélienne, et la « guerre » - qu’il vaudrait mieux appeler pacification permanente – contre les Palestiniens, et plus généralement contre les Arabes – va suivre son cours. Avec son lot croissant de victimes, y compris israéliennes.

Ceci est à prendre en considération par le mouvement social international et plus particulièrement par le mouvement de solidarité : nous sommes tous confrontes non pas à un événement, aussi tragique et sanglant soit-il, mais à une guerre de longue durée. Cette réalité exige des stratégies à long terme et du souffle. Elle exige aussi d’agir dans une perspective globale. Face à la guerre globale de recolonisation du monde, la reconstruction d’un fort mouvement anti-guerre qui englobe la Palestine comme un de ses objectifs les plus emblématiques n’est plus un luxe qu’on peut repousser à plus tard, mais une urgence pour tous les habitants de notre planète.

VERS UN NOUVEAU CONSENSUS PALESTINIEN ?

Dans la mesure où on peut cerner des objectifs politiques dans le déchaînement de violence mise en œuvre dans la Bande de Gaza, la mise en échec de l’accord Hamas-Fatah est l’un d’entre eux. Pendant plusieurs mois, le Premier Ministre palestinien Ismail Haniyeh du Hamas et Mahmud Abas, Président de l’Autorité Palestinienne et dirigeant du Fatah ont œuvré à la rédaction d’un document programmatique commun, basé sur ce que l’on appelle « le document des prisonniers ». Ce document, rédigé par les dirigeants des deux grandes formations politiques palestiniennes détenus dans les prisons israéliennes, définit le cadre d’un nouveau consensus politique palestinien basé sur la lutte pour un état palestinien, libre et indépendant, dans les territoires occupes en juin 1967, ce qui implicitement signifie la reconnaissance de l’Etat d’Israël dans ses frontières du 4 juin 1967.

Pour les autorités de Tel Aviv, un tel document ne devait en aucun cas voir le jour, car il enlevait le prétexte de la non-reconnaissance du gouvernement palestinien et de la guerre permanente contre ceux qui ont osé élire une majorité Hamas au parlement palestinien.

L’attaque spectaculaire contre Gaza a mis fin aux négociations entre Abas et Haniyeh, alors que les journaux annonçaient un accord… pour le lendemain. Cette même attaque pourrait cependant permettre un autre consensus inter palestinien : celui d’une résistance unie contre la guerre israélienne, sans illusion sur une éventuelle volonté de négocier de la part de Tel Aviv, soi-disant en échange de nouveaux compromis palestiniens.

C’est en tout cas vers un tel nouveau consensus inter palestinien qu’œuvrent les organisations de la gauche palestinienne qui, depuis un certain temps déjà, servent d’intermédiaire entre le gouvernement et la présidence, et surtout entre les partis dont ils sont issus.

RESISTANCE

Quand on compare les événements de ces dernières semaines –les attaques sauvages contre Gaza, d’abord, puis contre le Liban, à des événements similaires des décennies précédentes – la répression brutale de la première Intifada (1988-1990) et l’invasion du Liban (1982), on remarque immédiatement trois différences majeures : l’absence totale de retenue de la part des forces armées israéliennes comparée ; l’absence de pressions internationales, voire de l’éventualité d’une telle pression, et l’absence d’un mouvement de masse en Israël qui remette en question la brutalité des opérations militaires.

Ces trois éléments sont en fait liés les uns aux autres : la « retenue » (certes, toute relative) des forces armées israéliennes résultait de l’existence de règles internationales avec lesquelles Israël se devait de ne pas trop se démarquer, à cause du double risque de pressions internationales et d’opposition internes. Quant au mouvement anti-guerre de masse il était, entre autre, le résultat d’une pression internationale ou, du moins, du sentiment d’être en rupture avec les règles de la guerre et les intérêts de la diplomatie internationale.

Avec la disparition de l’Union Soviétique et l’émergence des Etats Unis comme puissance internationale unique, nous sommes entrés dans une phase de dérégulation du droit international et des modes de comportement des Etats, telles que définis à la suite de la victoire sur le fascisme (Conventions de Genève, Chartre des Nations Unies, résolutions diverses de l’ONU). A la place se sont imposés la loi de la jungle et le droit du plus fort, l’unilatéralisme, et, sous prétexte de guerre permanente et préventive contre le terrorisme, le terrorisme d’état sans entrave.

Ces nouvelles valeurs ont été très rapidement intériorisées par l’immense majorité de la société israélienne qui se sent aux premières lignes de la guerre de civilisation contre le terrorisme, lui-même identifiée au monde musulman. C’est ce qui explique pourquoi le mouvement pacifiste de masse a disparu.

La Paix Maintenant, qui avait su mobiliser des centaines de milliers d’Israéliennes et d’Israéliens contre la répression dans les territoires occupes et contre la guerre au Liban, n’existe plus. Depuis 2000, pas une seule manifestation de masse, si ce n’est pour soutenir les « initiatives de paix »… d’Ariel Sharon, et aujourd’hui, alors que Gaza est massacrée et le Liban martyrise, pas une voix ne s’élève dans la gauche sioniste, pour dénoncer ces crimes et exiger d’y mettre fin immédiatement.

Seules les diverses organisations du mouvement anti-colonialiste protestent, avec détermination et courage, et font entendre, à contre-courant la voix du droit et du respect de la vie.

La Coalition des Femmes pour une Paix Juste, les diverses organisations de réservistes et d’appelés qui refusent de servir l’occupation, les Anarchistes contre le Mur, le mouvement Ta’ayush, le Centre d’Information Alternative, les Rabbins pour les Droits d l’Homme ont, ces dernières semaines, redoublé leurs efforts et leur mobilisation : rassemblements, manifestations, fermeture de rues centrales à Tel Aviv, campagne de graffitis etc.

Aussi honorable soit-elle, cette mobilisation des forces dites radicales n’est en rien comparable à celles de 1982 ou de 1988, non pas par leur nombre (elles sont en fait plus grandes que celles des décennies précédentes) mais parce que leur efficacité provenait précisément de la capacité d’être un catalyseur pour les forces plus modérées et beaucoup plus massives du mouvement pacifiste israélien. Aujourd’hui, malheureusement, pour utiliser une image du journaliste militant Uri Avneri, la grande roue que représentait la Paix Maintenant n’existe pas et notre petite roue, qui avait pour fonction de faire bouger la plus grande, tourne à vide.

S’il faut saluer le courage et la détermination des quelques milliers de militantes et de militants qui dénoncent aujourd’hui l’agression israélienne, on ne peut pas ne pas reconnaître que, du point de vue du front interne, le gouvernement Olmert-Peretz-Peres a les mains libres pour poursuivre ses méfaits.

Michel Warschawski

AIC

jeudi, juillet 13, 2006

Spinoza face au mal


« Folio plus Philosophie » nous permet d’approcher la pensée de Spinoza, de manière originale et très intéressante.
Effectivement dernièrement un livre sur la correspondance de Spinoza avec un certain Blyenbergh a été publié. Mais ce petit livre contient aussi un dossier (de Meriam Korichi) sur cette correspondance et plus largement sur la philosophie de Baruch Spinoza. On peut aussi trouver à l’intérieure une analyse en rapport avec le texte d’une œuvre d’art, dans ce cas c’est un tableau de Titien : « Tarquin et Lucrèce » peint en 1571.

La correspondance que Spinoza a avec ce Blyenbergh est à l’origine une demande de précisions sur « les principes de la philosophie de Descartes » publiés en 1663 par le philosophe.

Le Dialogue devient vite une confrontation entre deux pensées, deux manières de voir totalement divergentes.
D’un coté nous avons un Blyenbergh qui cherche la vérité, sans pour autant vouloir se détacher de ses croyances, ils se présentent d’ailleurs comme « philosophe chrétien » . Il ne peut donc pas accepter ce qu’impliquent des concepts qui sortent du carcan des écritures théologiques. Et donc il se retrouve pris au dépourvu devant les raisonnements révolutionnaires de Spinoza.

Le point problématique entre tous, et la vision que les deux personnes ont du mal et de la corrélation entre la volonté humaine et Dieu.

Blyenbergh reste dans une vision purement judéo-chrétienne. Le « mal » est donc du à la volonté exclusive de l’homme, en dehors de la volonté de Dieu, c’est l’idée du « libre-arbitre » créé entre autre par un des pères de l’église comme Saint-Augustin, pour donner une explication du "mal" dans un monde créé par un être suprême "bon".
« L’affirmation de la liberté de la volonté humaine permet d’innocenter [Dieu] et de rendre compte de la cause du mal »

Alors que Spinoza a une approche totalement nouvelle, pour lui le mal n’est pas une chose concrète, le mal n’est pas une « essence ». Ce n’est qu’un relativisme qui découle de la vision qu’un homme peut avoir d’actes isolés dans un ensemble. Cela dépend de facteur totalement déterminé par l’« essence » de l’être et par sa bulle sociale.
Spinoza écrit dans l’Ethique, à la proposition 64 de la quatrième partie : « La connaissance du mal est une connaissance inadéquate », « de la suit que, si l’esprit humain n’avait que des idées adéquates, il ne formerait aucune notion du mal ».

Cela remet totalement en cause, les concepts moraux de l’époque, ce qui a pour effet de déstabiliser son interlocuteur, qui n’arrive pas à ce détacher de l’aspect de foi pour suivre celui du raisonnement. Il ne peut pas se détacher de la théologie (la foi) pour rentrer dans la philosophie (la raison).

Ce n’est pas pour autant que Spinoza laisse un vide, après avoir écarter l’ancienne vision morale. Il discerne bien une différence entre un être « juste » et un « méchant ». Les uns ont juste réussi à s’approcher de la lumière, ils sont moins ignorants et sont porteurs d’une vrai éthique et non pas d’une morale, corpus liberticide composé d’interdit et d’ascétisme.

Il l ‘écrit lui-même « […] les œuvres des gens de bien (c’est à dire ceux qui ont de Dieu une idée claire et règlent sur elle toutes leurs actions et toutes leurs pensées), celles des méchants ( c’est à dire ceux qui n’ont pas l’idée de Dieu, mais seulement les idées des choses terrestres et règlent sur elle leurs actes et leurs pensées) et enfin les œuvres de tous les êtres existants découlent nécessairement des lois éternelles et des décrets de Dieu […] »

On voit que Spinoza a une conception de Dieu tout à fait singulière, Dieu n’est pas juge mais créateur, les écritures ne sont que des commandements d’humains et donc aucunement de nature divine, dans le sens qu’ils ne sont que des interprétations imparfaites faites par l’homme pour commander les hommes.
On voit par-là l’effet régulateur et politique de la religion.

Même s’il n’était pas athée, Spinoza subit les foudres des institutions religieuses, il fut exclu de la synagogue et de la communauté juive en 1656 pour « hérésie »
On sent dans la pensée de Spinoza, la naissance d’un courant de pensée qui mettra l’homme et sa liberté devant Dieu et son ascétisme. Il est le précurseur du matérialisme, et des lumières.

vendredi, juillet 07, 2006

Le meilleur des mondes de Monsieur Sarkozy

"Si l'on garde le système actuel de nouvelles nuits de violence urbaines sont devant nous" Voilà les propos du ministre de l'intérieur, pour justifier son nouveau texte de loi liberticide et profondément dangereux sur la prévention de la délinquance.

Un texte qui serait fait de deux points dignes d'un état stalinien : Le rôle répressif des éducateurs et le dépistage précoce d'éventuel trouble du comportement chez l'enfant.

A quand la mise en prison des enfants de moins de 3 ans parce que les "psychologues" de la nouvelle droite l'auront désigné ainsi !

Cela fait depuis 2002 que monsieur Sarkozy a mis la répression comme seul moyen de vaincre la délinquance, en essayant, sans y parvenir, d'arrêter les troubles de l'ordre, sans pour autant s'intéresser au vrai mal. Il a montré l'incompétence à résoudre le problème de la violence endémique au moment ou la crise économique et sociale est de plus en plus forte. Mais il veut nous faire croire qu'en amplifiant les répressions cela résoudra le problème.

Monsieur Sarkozy a bien compris qu'une certaine partie de l'électorat aime la démagogie et la violence envers l'autre, qu'implique ce texte.

Encore une fois, il utilise un dirigisme qui est en total désaccord avec la liberté de l'individu.

jeudi, juin 29, 2006

Israël allié des Extrémistes palestiniens.

La destruction d'infrastructures civiles (pont, hôpitaux, centrale électrique, etc...) par l'armée israélienne est un merveilleux coup de pouce aux extrémistes. Presque, presque j'ai l'impression qu'ils le font exprès. Le bénéfice d'une guerre qui dure n'est pas négligeable pour le gouvernement israélien et le vrai pouvoir décisionnaire du pays qu'est Tsahal.

Quand les Palestiniens font un pas en avant, ils reçoivent une volée d'obus, c'est la fameuse volonté de paix israélienne.

Comment peut-on sincèrement dire vouloir combattre le terrorisme quand on perpétue un terrorisme d’état envers une entière population ?

Je souhaite de tout mon cœur que le caporal Gilad Shalit soit libéré sain et sauf. Mais est ce que le gouvernement israélien le souhaite vraiment lui ? On peut réellement se poser la question, la prise en otage de politique palestinien, l’invasion d’une partie de Gaza, n’est-il pas un signale donné aux extrémistes palestiniens pour tuer le jeune caporal, cela ferra un martyr pour la cause des extrémistes israéliens, on les voit déjà se réjouir d’avance.

La communauté internationale va encore accepter longtemps que des millions de personnes vivent sous le jouxte d’une armée d’invasion, qui humilie, enlève et torture des milliers de palestinien.

Pourquoi d’un coté, on appelle cela du terrorisme et de l’autre de l’auto défense qui sont les réels agressés dans cette région du monde ?

Il est temps que le peuple israélien se réveille, qu’il se détache de ces conceptions militaires qu’il a eu en héritage de la constitution même de son état. Les Israéliens doivent comprendre que c’est eux qui ont les cartes en mains pour pacifier la région. Que se sont eux qui doivent faire les plus grosses concessions ! Même si cela est difficile, pour arrêter les massacres et l’annihilation d’un peuple de la surface de la terre, ils doivent agir.

lundi, juin 26, 2006

Périclès de Tyr

Plutôt que regarder la première demi-surprise de ce mondiale, l'élimination des pays bas par le Portugal, je suis allé voir cette pièce de Shakespeare. J'ai trouvé cette oeuvre "mineure», exceptionnelle. Il est vrai que je ne connais pas beaucoup ce grand auteur, j'ai lu juste "Roméo et Juliette" et vu le film "un songe d'une nuit d'été".

J'ai été estomaqué par cette oeuvre, il est évident que la grande mise en scène ( Michel Raskine), d'une grande modernité ( les adeptes du classicisme n'ont cas bien se tenir) et des acteurs de qualité, on fait de cette soirée, un moment de grand bonheur.

De plus le lieu exceptionnel qu'est un forum romain a rajouté un charme à l'assemble déjà parfait

Cela m'a donné envie de voir plus d’œuvre de Shakespeare dans un théâtre.

Si vous avez la possibilité, il reste encore 2 représentations dans le cadre des « nuits de Fourvière », ce lundi et mercredi. Dépêchez-vous, pour voir un chef d’œuvre

Plus de détail grâce à ce lien : Périclès de tyr

dimanche, juin 18, 2006

Contre Benoît XVI


Contre Benoît XVI

Le Vatican, ennemi des libertés

Avec un titre pareil on aurait pu croire à un pamphlet haineux contre le vatican.

Mais dans les pages de ce livre, se cache une très bonne surprise, un argumentaire, qui se sert des concepts dogmatiques qui s’égrainent dans les différents textes de l’institution catholique romaine, pour démontrer le danger de ces textes, et l’idéologie mortifère de l’église catholique.

Il montre par A+B que malgré l’écran de fumée créé par le Pape et ses sbires, se cache derrières une machine qui se bat contre la raison et la dignité humaine. Les auteurs montrent que le Vatican est une machine à combattre les lumières et qui rêve de replonger l’humanité dans les ténèbres des superstitions et du transcendantal.

Je mets ici la présentation que l’on trouve sur le site de l’éditeur (http://www.syllepse.net) :

Présentation

À l'émancipation individuelle, l'Église catholique oppose un rejet constant de toutes les libertés : liberté d'expression, de pensée, de critique, de croyance et d'incroyance, de pratiquer une sexualité non nécessairement orientée vers la procréation, de choisir une mort digne, de se doter d'une organisation sociale ou d'un régime politique sans allégeance ou pacte envers le catholicisme et, surtout, liberté de se déclarer libre de tout assujettissement à une transcendance imaginaire. Deux visions du monde s'affrontent : celle d'un individu adulte, qui assume son autonomie intellectuelle et rejette l'asservissement à une hiérarchie cléricale, et celle d'une institution s'abandonnant à une crispation autour du dogme afin de conserver ce qui peut l'être.

La raison d'être de ce livre est double. D'une part, montrer quelles sont les véritables positions du Vatican quant aux mœurs, à l'antisémitisme, à l'Inquisition, à l'Index, au libéralisme économique, au culte politique de Marie, à la laïcité, aux sciences, à l'extrême droite... D'autre part, réagir contre la mise en vedette médiatico-politique démesurée de la théocratie vaticane. Pour ce faire, ce livre, et c'est une première, tient ses preuves de l'examen des textes dogmatiques ayant force de loi pour le catholicisme : encycliques, motu proprio, catéchisme de l'Église, ouvrages et propos théologiques de Jean-Paul II et de Joseph Ratzinger, textes de la Congrégation pour la doctrine de la foi (ex-Inquisition), que ce dernier dirigea de 1982 à 2005.

Contre les libertés, l'Église catholique oppose avec constance l'ordre et l'autorité conférés par l'incongrue notion de dieu et, dans cette voie, Benoît XVI emprunte avec application les pas de ses prédécesseurs.

Pour les auteurs, défendre les libertés, établies dans un contrat social d'humains à humains, et non de subordonnés à « Dieu », c'est être contre l'Église catholique et contre son actuel et zélé porte-parole, Benoît XVI.

Voir le site atheisme.org de Jocelyn Bézecourt.


vendredi, juin 02, 2006

Illusion de liberté

Nous nous croyons libre dans nos démocraties, mais est-ce la réalité ? Sommes-nous vraiment libre ?

Il s’avère que la forme de gestion capitaliste a changé, elle s’est mondialisé, globalisé. En parallèle l’homme occidental a vu sa capacité de consommation augmenter grâce aux crédits (nouvelle forme d'asservissement?) et à la diminution des prix de certain produit fabriqué dans les pays en voies de développement.

On pourrait croire aussi que les médias et industrie culturelles suivent les envies du peuple, pour lui apporter de quoi calmer sa soif de culture.

Mais tout cela n’est qu’illusion !!

Comme le dit l’économiste Rifkin, le capitalisme est devenu « culturel ». Auparavant il se servait de l’aliénation du travail pour contrôler les masses, maintenant il a une nouvelle arme, l’industrie culturelle et médiatique qui lui sert à conditionner et contrôler le comportement humain. Il ne s’en cache même plu, il n’y a qu'à voir les propos* de monsieur Le Lay, président de TF1, la chaîne la plus regardé en France.

On veut faire croire aux consommateurs ( car maintenant nous ne sommes plus que des consommateurs), qu’ils font un choix personnel en regardant telle émission, en achetant tel produit, etc.. Alors que nous sommes complètement aliénés par le lavage de cerveau permanent que nous vendent ces industries. Chez le philosophe allemand Théodore Adorno philosophe allemand ce phénomène prend le nom de « besoin rétroactif ».

On comprend mieux pourquoi la bourgeoisie se gave généreusement dans toutes les entreprises médiatiques et culturelles, ce n’est pas un moyen pour faire prospérer la liberté comme certain voudrait bien le croire.

La vie politique de nos nations démocratiques dépend du même ressort, le « besoin rétroactif » joue aussi dans le choix de nos dirigeants, qui bien-sur sont étroitement liés aux industrielles. La politique ne se fait plus aux niveaux des idées, mais prend sa place dans les magazines peoples, où la démagogie et aussi importante que le nombre d’apparition à la télévision.

Comme le dit si bien Monsieur Sarkosy : « La communication passe avant l’action »*, et effectivement pas un jour ne passe sans que l’on ne voie ce personnage sur nos écrans de télévision.

La liberté dans cette démocratie n’est que fictive, comme le montre ce sondage paru dans Métro qui montre que moins de 20% des gens pensent qu’un ouvrier pourrait devenir Président de la république. Et pourquoi ? Parceque la télévision l’a dit ?

La liberté n’est pas acquise, il faut se battre tous les jours pour qu’elle devienne réalité.

*pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (...).

Libération 10-11/07/04

* Lire « Nicolas Sarkosy ou le destin de Brutus » aux éditions Denoël

lundi, mai 29, 2006

un magazine de philo



Dans nos kiosques un nouveau mensuel sur la philosophie vient de paraître (Philosophie Magazine).

Ce mois-ci le N°2 traite de la vision par l'homme de l'animal. Il revient aussi sur Machiavel et montre qu'il n'était peut être pas si machiavelique que cela .

Ce magazine est très intéressant, il nous entraine dans la philosophie du quotidien, et n'est pas juste une vision rhétorique de la pensée.
Un magazine qui fait réflechir est toujours bon à prendre, je vous le conseille vivement.

Il est vraiment interessant (et même frustant que cela soit si court), de lire les débats entre des intellectuels (philosophes, écrivains, etc...) sur des sujets d'actualité.

vendredi, mai 26, 2006

L’unité impossible ?

Une réunion nationale a eu lieu le 23 mai pour une candidature unitaire de la gauche sociale. Etaient présentes toutes les sensibilités ( une cinquantaine de personne), du PRS à la LCR (représenté par sa minorité et par 2 camarades de la majorité). Il y avait aussi José Bové qui a été très actif, et qui sent bien que l’on doit faire un pas vers cette union de la gauche sociale.

Malheureusement, il est évident que la LCR et Le PC, ne joue pas le jeu, pour des raisons différentes. La LCR ne veut pas faire de concession, elle n’est pas prête à un accord avec les « tièdes » du mouvement comme la gauche du parti socialiste.

La situation du PC me paraît beaucoup plus ambiguë, il est évident qu’il veut profiter du mouvement d’union pour tirer son épingle du jeu. Le PC se met constamment en avant, comme si c’était la seule formation politique à pouvoir porter l’union. On le voit quand il a essayé de prendre le secrétariat du mouvement. Il veut chapeauter le processus pour pouvoir au final mettre en avant que la seule candidature possible soit celle de M.G Buffet. La façon d’agir du PC me rappelle les heures sombres de l’après guerre.

Malgré l’attaque du PC qui n’a qu’un seul but, l’intérêt personnel de sa candidate, il faut pourtant continuer à se battre pour l’union. Je trouve Dommage que la LCR, se campe sur sa position, pour des raisons que l’on peut trouver contestable. Le temps n’est plus aux divergences mais à l’unité. Nos combats sont identiques, même si nos désaccords existent, nous avons assez de points de concordance pour combattre l’hégémonie du capitalisme sur notre pays et l’Europe.

Je crois que chacun à bien délimité sa pensée politique, il est temps de nous unir pour 2007. Sinon nous laisserons la voie libre à la sociale-démocratie et à la droite. Nous ne pouvons pas décevoir l’espoir de nos sympathisants. Prochaine réunion le 30 Mai

mardi, mai 16, 2006

Le plateau de Lassithi


Mon voyage en crête m’a permis de visiter deux lieux, où l'on situe deux éléments majeurs de la mythologie grecque. Le premier, j’en ai déjà parlé dans un article précèdent, c’est Cnossos, je vous raconterais bientôt l’histoire du Minotaure.
L’autre site se situe sur le plateau de Lassithi, qui se trouve au sud-est d’Héraklion. Il faut rouler sur une route sinueuse qui monte dans la brume des monts crétois, quelques bâtisses sont accrochées par-ci, par-là, aux parois, on croise même un monastère orthodoxe du nom de Kera Kardiotissa, où repose l’effigie d’une madone, qui a le don de retourner dans sa chapelle (de la téléportation? La question reste posée) des qu’on l’enlève de force du monastère (du moins au temps de l’empire ottoman).

Après avoir passé un col gardé par de vieux moulins vénitiens, le spectacle du plateau encadré par des montagnes ne manque pas de charme. Des champs à perte de vue, des moulins décharnés, éparpillés au hasard du besoin d’eau (les moulins à vent servent à tirer l’eau du sol).
Une certaine langueur règne en ce lieu, qui semble figé dans le passé, d’ailleurs les rares humains que l’on peut croiser contribue à rendre cette impression nostalgique. La plupart des êtres humains qui habitent ce lieu, sont de vielles femmes voilées de noir. Les animaux domestiques ont depuis longtemps pris possession des lieux.

Une route cerne le plateau, elle est bornée par 14 villages peuplés par les ombres noirs, on voit quelques fois un homme sur un âne, passer son chemin.

Une petit route transversale nous amène devant un contre-fort. D’ici partent deux chemins, un pavé et l’autre abrupte, Il faut 20 minutes de marche (si vous avez beaucoup de chance vous vous retrouver sur le dos d'un ane autochtone) pour atteindre le but de l’expédition, la grotte ou Rhéa cacha au regard affamé de son père Zeus, le futur dieu des dieux de l’olympe.

Le mythe de la grotte de Lyctos

Cronos fils d’Ouranos (le ciel) et Gaia (la terre) était le roi de la terre, Ouranos son père lui avait jeté une malédiction, lorsque le fils de Cronos atteindra l’age adulte, celui ci le détrônerait.

Cronos qui vivait avec Rhéa mangea tous ces enfants, juste après leur naissance. Mais quand naquit le 6ème, Rhéa avec l’aide de sa mère Gaia cacha l’enfant dans la grotte de Lyctos. Elle donna à manger à Cronos une pierre qu’il avala sans s’apercevoir de la supercherie.

Zeus fut nourri par la chèvre amalthée. Ayant grandi, il décide de tendre un piège à son père, avec l’aide de Métis, déesse de la ruse, il fait boire à Cronos un breuvage qui le fait vomir, ces 5 enfants ( Déméter, Hestia, Héra, Poséidon et Hadès)

Ils se réfugient sur le mont olympe, et débute la guerre entre les Titans et les Olympiens, mais ceux-ci est une autre histoire.

Ils paraîtraient aussi que c’est dans cette grotte où Zeus emmena Europe, de cette union naquit Rhadamante, Sarpédon et Minos futur roi de Cnossos.

vendredi, mai 12, 2006

Appel pour l'Union

Malgré les réticences de certains, des initiatives qui vont dans le bon sens sont prises. Voilà un appel signé par de nombreuses composantes de la gauche radicale, "POUR UN RASSEMBLEMENT ANTILIBERAL DE GAUCHE ET DES CANDIDATURES COMMUNES" Ainsi que l'article du monde qui relais cette initiative.

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APPEL

POUR UN RASSEMBLEMENT ANTILIBERAL DE GAUCHE ET DES CANDIDATURES COMMUNES :
IL Y A URGENCE !

Pour que ça change vraiment, l’heure est venue de passer aux actes : nous proposons la création d’un collectif national d’initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes.
En moins d’un an, à plusieurs reprises, la société française s’est insurgée contre le libéralisme, destructeur de vies et d’avenir. Le 29 mai 2005, une majorité a sanctionné les choix libéraux des élites européennes. A l’automne, la jeunesse de nombreux quartiers populaires, confrontée au chômage, à l’exclusion et aux discriminations, a manifesté sa révolte. En mars et avril de cette année, c’est par millions que jeunes et salariés se sont soulevés contre la précarité et la destruction du code du travail. Depuis, le refus de la loi sur “ l’immigration jetable ” s’étend. Ces séismes à répétition et les luttes appellent une réponse politique à la hauteur. Elle ne peut pas être le “ réformisme de gauche ” accompagnant la mondialisation capitaliste que propose la direction du Parti socialiste. Elle ne peut pas être la réédition de ces alternances sans changement profond qui se terminent immanquablement par des désastres, comme le 21 avril 2002.
Notre pays a besoin d’une rupture avec le cadre libéral, et non d’un aménagement de celui-ci. Ce choix, qui doit être traduit en propositions précises, correspond à l’attente de millions de femmes et d’hommes de notre pays. Il a vocation à être majoritaire au sein de la gauche, à y battre les politique d’adaptation et de renoncement, ouvrant ainsi la voie à un changement politique et social profond.
Le discours dominant prétend fixer le cadre des prochaines échéances électorales en les réduisant à la rivalité des deux partis institutionnellement dominants. Tout juste s’inquiète-t-on de la capacité de l’extrême droite à troubler le jeu et s’interroge-t-on, en marge, sur qui décrochera le prix du meilleur second rôle à gauche du PS au terme d’une dérisoire compétition dans la dispersion.
Mais l’Histoire n’est pas écrite.
Nous étions ensemble contre les offensives de la droite et du patronat, refusant de nous incliner devant l’inéluctabilité du modèle libéral que l’on cherche à imposer à tous les pays d’Europe. Dans nos partis, syndicats, associations, dans le cadre des collectifs unitaires du 29 mai ou d’autres initiatives visant à l’unité, nous avons poursuivi notre démarche. Nous affirmons que seule une union de toutes les énergies anti-libérales autour d’un projet commun, seules des candidatures communes antilibérales de gauche aux élections présidentielle et législatives peuvent ouvrir la voie à une authentique alternative : sociale, écologique, anti-discriminations, démocratique. Faute de quoi l’exaspération et la détresse populaires risquent de se traduire en abstention et de profiter à la droite extrême ou à l’extrême droite.
Les obstacles à l’unité peuvent être levés si la volonté politique prévaut.
Nous nous battons pour gagner. Nous voulons en finir avec le pouvoir de la droite, en finir durablement avec une politique dont le pays fait les frais depuis trop longtemps. C’est pourquoi nous avons l’ambition de changer en profondeur la donne politique, de bouleverser le rapport de forces à gauche. Nous voulons construire une forte dynamique populaire et citoyenne, œuvrer ainsi à l’essor des mobilisations sociales, avec l’objectif d’une majorité et d’un gouvernement qui appliquent une politique au service du peuple. Une politique en rupture avec le libéralisme, opérant des choix respectueux du futur de la planète et des humains qui y vivent. Nous le croyons possible. Si nous n’accédons pas au second tour de la présidentielle, nous nous mobiliserons pour battre la droite et l’extrême droite. Mais nous ne participerons pas à un gouvernement qui serait dominé par le social-libéralisme.
Des propositions convergentes existent sur nombre de questions essentielles. Elles fournissent déjà un fondement solide à notre rassemblement.
Notre campagne commune aux élections présidentielle et législatives devra s’inspirer de celle menée pour le rejet du traité constitutionnel européen. C’est la même dynamique unitaire que nous devons donner à voir dans les entreprises, les quartiers, les meetings, les médias. Cette campagne devra être portée par les différentes sensibilités engagées dans le processus et ensemble, partout, par les milliers de citoyens qui s’y retrouveront.
Un tel cadre collectif permettra d’échapper à la dérive présidentialiste encouragée par les institutions et de désigner celle ou celui qui symbolisera le mieux notre unité à l’élection présidentielle.
Le temps est venu de concrétiser. Nous proposons la création d’un collectif national d’initiative permettant de discuter de toutes les questions auxquelles ce rassemblement devra répondre, de lever les derniers obstacles et de concrétiser cette campagne. Nous convions toutes les forces, courants, sensibilités de la gauche anti-libérale, féministe, écologiste, citoyenne à être partie prenante de ce collectif qui ne sera pas un cartel figé et restera ouvert. Nous invitons toutes celles et ceux qui partagent notre objectif à créer partout de tels collectifs d’initiative, unitaires et populaires.
Il nous appartient de délivrer ensemble un message d’espoir. Le temps presse. Le défi doit être relevé.
Le 10 mai 2006
Signataires de l’appel :
Etienne Adam, Christophe Aguiton, Tony Andréani (professeur émérite de sciences politiques), Patrick Appéré, Clémentine Autain (féministe, élue de Paris), Francine Bavay (élue régionale, les Verts), Hamida Ben Sadia, Jean-Jacques Boilaroussie, José Bové, Michel Bourgain (maire, les Verts), Patrick Braouezec, Marylène Cahouet, Eric Coquerel, France Coumian, Pierre Cours-Salies, Claude Debons, Monique Dental (militante féministe), Hayat Dhalfa, Bernard Dedeban (syndicaliste), Michel Dupont, Frédéric Dutoit, Alain Faradji (membre de le LCR), Bertrand Geay, David Gipoulou (membre de “ Pour une République Sociale ” : PRS), Charlotte Girard (membre du bureau national de PRS), Bernard Guibert (membre des Verts), Jean-Paul Hebert (économiste, EHESS), Michel Husson (économiste), Raoul Marc Jennar, Jacques Lerichome (syndicaliste), Bernard Loche, Céline Malaisé (membre de la LCR), Roger Martelli, Henri Merme, Roland Merieux, Claude Michel (syndicaliste), René Mouriaux (politologue), Michel Naudy, Michel Onfray (philosophe), Christian Picquet (membre de la LCR), René Revol (vice-président de PRS), Yves Salesse, Patrick Silberstein (médecin, éditeur), François Simon, Francis Sitel (membre de la LCR), Philippe Villechalanne (militant d’association de chômeurs), Claire Villiers (élue régionale, Alternative citoyenne), Pierre Zarka, Malika Zédiri
ET :
Les Alternatifs, Convergence Citoyenne, Gauche républicaine, MARS, Parti communiste français.

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Un nouvel appel pour des candidatures unitaires à la gauche du PS en 2007LE MONDE 12.05.06 15h23 • Mis à jour le 12.05.06 15h23

Une cinquantaine de personnalités - dont Yves Salesse et Claude Debons, de la Fondation Copernic - et plusieurs organisations de gauche devaient lancer, vendredi 12 mai, un deuxième appel "pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes" pour les élections présidentielle et législatives de 2007.Tentant de créer une dynamique comparable à celle de la campagne du non contre le traité constitutionnel européen, à la veille d'une rencontre des comités qui s'étaient constitués l'an passé pour l'occasion, le texte se prononce pour la création d'un "collectif national d'initiative" auquel toutes les forces de la gauche antilibérale sont conviées.Partant de la crise sociale et politique que traverse le pays, le texte assure que la France a "besoin d'une rupture avec le cadre libéral". Celle-ci ne peut venir du PS ni d'une réédition des "alternances sans changement de fond", expliquent les signataires, mais d'une union des forces à gauche du PS. "Des propositions convergentes sur nombre de questions essentielles existent", insistent-ils en concluant qu'"il est temps de lever les derniers obstacles et de concrétiser cette campagne".Cette initiative intervient à la suite de l'invitation à une "bouffe à quatre" du porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Olivier Besancenot, lancée dans une tribune au Monde le 28 avril et adressée à Marie-George Buffet (PCF), José Bové (ex-leader de la Confédération paysanne) et Arlette Laguiller (LO), pour discuter d'une candidature unique en 2007. Et quelques jours après la réponse de M. Bové qui s'y disait également prêt, si cette rencontre donnait la priorité à une "démarche collective" et non à la "starisation" (Le Monde du 9 mai).L'appel est signé par le Parti communiste français et des petites formations comme les Alternatifs, Alternative citoyenne et le Mouvement pour une alternative républicaine et sociale (Mars). Des minoritaires des Verts, tels la vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France, Francine Bavay, ou le maire de l'Ile-Saint-Denis, Michel Bourgain, se sont engagés.Plus nouveau, des membres de la direction de l'association Pour la République sociale (PRS), animée par Jean-Luc Mélenchon (PS), ont aussi signé. "Avec l'opération Royal, le PS s'est lancé dans un changement d'image sans rien modifier sur le fond. Notre souci est qu'existe, à côté, une gauche des ruptures", fait valoir François Delapierre, bras droit de M. Mélenchon.

"SE FAIRE ACCUSER DE DOUBLE LANGAGE"

Les initiateurs de l'appel ont également obtenu la signature des personnalités de la gauche radicale comme l'altermondialiste Raoul-Marc Jennar, le philosophe Michel Onfray, la conseillère de Paris Clémentine Autain ou José Bové.La LCR, elle, a refusé de suivre. L'organisation trotskiste n'est représentée que par Christian Picquet et Francis Sitel, membres minoritaires du bureau politique."C'est un mauvais appel qui ne dit pas clairement qu'on ne doit pas participer à un gouvernement avec le PS ni passer d'accord parlementaire avec lui", explique Pierre-François Grond, au nom de la direction.La critique fait bondir M. Picquet qui déclare que "La LCR va se faire accuser à juste titre de double langage et de sectarisme. Nous serons les seuls des partisans du non à ne plus être sur la photo."Le PCF partage cet avis : "Difficile de comprendre qu'on appelle à l'accélération du processus en faveur des candidatures unitaires et, au moment où il se lance, de refuser de s'engager", dit Jean-François Gau, l'un de ses dirigeants.
Sylvia Zappi

jeudi, mai 11, 2006

Voyage en crête





Mon voyage en Crête m’a permis de voir le magnifique palais de Cnossos ( où du moins ce qu’il en reste) ainsi que la caverne où Rhéa protégea Zeus de l’appétit de son père Cronos.

La civilisation Minoenne

La Crête est le berceau d’une des plus anciennes civilisations de l’Europe. Des statuettes et autres figurines montrent que l’île était peuplée depuis au moins le VI ème siècle avant J.C.
Les minoens deviennent une des plus florissantes civilisations de la Méditerranée pendant l’age de Bronze (entre 3300 et 1000), de 1700 à 1400 av J.C, ils influencent toute la méditerranée orientale ainsi que le sud de la Grèce continental.

On pense que les Minoens ont pour origine le moyen ou proche orient. Les relations avec l’Egypte et la Mésopotamie sont nombreuses comme l’atteste les fresques égyptiennes qui montrent le fameux « jeu » du taureau, qui consiste à sauter par-dessus l’animal lancé à pleine vitesse.
On a aussi retrouvé sur l’île, les premières formes d’écriture en Europe, le linéaire A qui n’a toujours pas été déchiffré, premier alphabet crétois et le linéaire B sûrement l’ancêtre du Grec primitif.
L’écriture servait aux besoins économiques avant tout. Avec le déclin de l’économie, l’écriture disparaît.

L’art prend aussi un essor considérable à cette époque, on peut voir de magnifiques fresques, objets d’art, bijoux et plein d’autres choses au musée archéologique d’Héraklion (malheureusement le lieu est un peu austère, mais il doit être reconstruit par manque de place).
On peut voir que l’art crétois a beaucoup influencé la Grèce continentale et les Mycéniens.

Mais les plus grands chefs d’œuvre de cette culture sont sans aucun doute les grandioses palais. On en trouve à Phaestos, Malia, Zakros mais surtout Cnossos

Cnossos

C’est en 1899 qu’un britannique dénommé Sir Arthur Evans commence les fouilles, après avoir acheté le terrain aux ottomans. Il mit à jour un immense palais de plus de 20000m².
Sir Evans vit dans la complexité architecturale du palais, une évocation au labyrinthe du Minotaure, c’est pour cela qu’il pensait que le légendaire roi Minos avait gouverné cet incroyable palais.

L’apogée de ce palais-cité se situe entre 1700 et 1450 av J.C. Il faut préciser qu’un premier palais été déjà construit avant cette période mais une catastrophe naturelle (peut être l’irruption d’un volcan sur l’archipel de Santorin) l’avait détruit, les Minoens le reconstruirent encore plus grand. Cela n’empêcha pas qu’une nouvelle catastrophe (on parle d’un incendie) détruit de nouveau le palais vers 1450. Il fut occupé après cette date par les Mycéniens qui avaient envahi l’île. Et ceux-ci jusqu'à la disparition des civilisations Minoennes et Mycéniennes pour des raisons encore obscures. Peut-être des mouvements de populations venant du Nord ou par l’invasion de « peuples de la mer » énigmatiques

Dans tous les cas, ces palais fantastiques ainsi que la civilisation qui l’a construit, ont laissé des mythes et des légendes qui sont arrivé jusqu'à nous.

mercredi, mai 10, 2006

Sans Union le desastre!!

Je retranscris deux tribunes parues dans le monde, une d'Olivier Besancenot et la réponse de José Bové. Il ne manque plus que le PC et les verts montrent leur bonne volonté pour commencer sérieusement un travail d'unité d'une gauche anticapitaliste. Même si je doute de la sincérité de Marie-George Buffet dans ces discours sur l'union Le PC me semble plus parti pour encore une fois devenir l'annexe du PS, se serait la faillite du mouvement du 29 mai et de la contestation contre le CPE. On ne peut pas laisser faire cela, le PC à donc une responsabilité des plus importante, elle doit mettre de coté ces pensées purement électoralistes, pour dynamiser la future union, espoir de la majorité des sympathisants et militants de la gauche.

Marie-Georges, Arlette, José... si on causait ?

la tribune qu’Olivier Besancenot paru dans Le Monde daté du vendredi 28 mars :

" La gauche antilibérale a prouvé sa force depuis un an. Elle doit être présente et unie à l’élection présidentielle. "

Nos noms apparaissent dans les sondages liés à la prochaine présidentielle - quatre noms qui se sont prononcés, ensemble ou séparément, pour un rejet antilibéral et internationaliste du TCE. En moins d’un an, sur le terrain référendaire le 29 mai et sur le terrain des luttes en avril 2006, le libéralisme a subi deux revers, entre le rejet de la constitution et le retrait du CPE. Ces victoires suscitent de grands espoirs chez celles et ceux qui, au quotidien, subissent les effets de l’exploitation capitaliste. C’est une grande leçon de ces derniers mois : la gauche est forte quand elle refuse de disparaître dans le tunnel d’une campagne électorale permanente ; elle est faible quand elle ne s’en remet qu’à l’hypothétique dernier round de l’alternance de 2007. Nos quatre noms ne résument pas seuls toute la diversité qui s’est exprimée dans la campagne du Non de gauche. Pour autant, nous avons des responsabilités communes. Nombreux sont ceux qui veulent savoir si une candidature unitaire est possible et nécessaire. Nécessaire, c’est certain, ne serait-ce que pour répondre à l’aspiration unitaire qui s’est exprimée en ce sens depuis le 29 mai, particulièrement dans les collectifs du même nom. Mais possible ? Les conditions pour aller plus loin ne semblent toujours pas réunies. Pourtant, les obstacles à surmonter pour nous fédérer sont connus de tous : battre la droite et sa politique ; rejeter le social-libéralisme ; ne pas reproduire la stratégie de la gauche plurielle. Battre la droite durablement, c’est bien de le promettre, mais c’est mieux de la combattre dès maintenant. Aujourd’hui, c’est un mouvement d’ensemble qui reste à construire dans l’unité la plus large, sans sectarisme, contre le chômage et la précarité, car la loi « d’égalité des chances » et le grand frère du CPE, le CNE, sévissent toujours. Alors c’est vrai, lutter pied à pied contre la droite, sans repousser à demain la confrontation directe, c’est s’engager à défaire ultérieurement ce qu’elle a produit depuis qu’elle est au pouvoir. Et, pour se débarrasser sur le long terme des méfaits qui s’abattent sur nous en cascade, il faut en finir avec toutes les politiques libérales, même lorsqu’elles ont été menées par la gauche au pouvoir. Bref, battre la droite, sans seulement la « recaler » pour cinq ans, c’est appliquer un plan de mesures d’urgence sociale et démocratique qui permettraient à des millions de personnes de sortir la tête de l’eau. Afin de contester réellement au social-libéralisme son hégémonie sur la gauche, nous devons faire émerger une autre gauche qui refuse les diktats de la finance et de l’Europe libérale. Nous n’avons pas d’autre choix, si l’on veut garder nos droits ou en acquérir de nouveaux, que de défier les privilèges des plus forts. Contrer la mainmise des multinationales sur l’économie et sur nos vies, c’est s’opposer à l’appropriation croissante du fruit du travail de tous par quelques grandes firmes. Impensable, par exemple, de légiférer efficacement pour interdire les licenciements, tant que les pouvoirs publics continueront à ne tolérer « l’ingérence » dans l’économie privée que lorsqu’il s’agit d’inonder les licencieurs de subventions, d’aides directes ou d’exonérations de cotisations sociales, mais jamais lorsqu’il s’agirait de reprendre l’argent public pour que la production continue. Impensable encore d’augmenter les revenus ou d’accorder une allocation d’autonomie pour tous les jeunes en formation sans prendre l’argent sur les profits. Impensable, enfin, d’obtenir une mesure pourtant gratuite, comme le moratoire sur les OGM, sans tenir tête aux multinationales semencières. Une gauche qui ne propose pas de répartir les richesses, en donnant à la population les moyens de les contrôler, est une gauche pleine de belles promesses, mais qui, une fois au pouvoir, n’applique pas une politique de gauche. Enfin, se convaincre que la gauche n’a plus le droit de se tromper dans une nouvelle expérience de la gauche plurielle n’est pas une garantie en soi. La « gauche plurielle » n’est pas une formule, mais une stratégie politique qui demeure celle du PS : satelliser d’autres partis de gauche autour d’accords électoraux pour leur faire assumer les grandes lignes de sa politique. L’espoir consiste donc à s’opposer à la droite et à résister au social-libéralisme, en refusant, par exemple, les accords parlementaires et gouvernementaux faits actuellement par la direction du PS. Cela ne nous marginalise pas. L’idée qu’on pourrait convertir la direction du PS à l’anti-libéralisme ou peser sur les réunions de la gauche au sommet pensant y faire naître l’alternative est une illusion. Il n’y a pas de synthèse possible entre l’anti-libéralisme et le social-libéralisme. D’autant que les institutions de la Ve République, qui empêchent le suffrage universel d’avoir une portée sur les décisions économiques qui touchent à nos vies quotidiennes, sont faites pour qu’à gauche, ce soit bien Hollande qui donne le la et pas Buffet, Royal plutôt que Laguillier, Strauss-Kahn plutôt que Besancenot, et Lamy plutôt que Bové. Alors oui à une candidature unitaire si elle est anticapitaliste. Plus qu’au casting, nous sommes attachés au scénario et au contenu. Deux sont envisageables. Un s’ouvre par la campagne du 29 mai, se poursuit par le soutien aux luttes sociales, déroule un plan de mesures d’urgence pour les classes populaires et la jeunesse, et débouche sur un rassemblement des forces antilibérales et anticapitalistes, internationalistes, féministes et écologistes. L’autre se conclut par la caution de gauche à une nouvelle alternance sous l’aile du PS. Nous ne serons pas du second. Avec un bon scénario, le casting ira de soi. Entre huit candidatures à gauche le 21 avril 2002 et une seule en 2007, il doit y avoir un juste milieu. Une gauche plurielle n°2, à peine relookée, semble devoir se reconstituer. C’est son problème. Les luttes d’aujourd’hui et de demain, elles, méritent mieux. Alors, je crois qu’on aurait besoin de se voir pour causer un peu. À bientôt dans les luttes, c’est sûr... mais pourquoi pas autour d’une bouffe à quatre ? C’est moi qui régale !


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la réponse de Jose Bové :

Point de vue

Olivier, causons, mais vite !, par José Bové

LE MONDE 09.05.06 14h18 • Mis à jour le 09.05.06 14h18

Il y a une semaine, dans ces colonnes, Olivier Besancenot a proposé que nous "causions" de l'éventualité d'une candidature unitaire de la gauche "antilibérale", lors de l'élection présidentielle de 2007. Je lui réponds bien volontiers que je suis prêt à causer avec lui comme avec beaucoup d'autres, à la condition toutefois que nous parlions sans arrière-pensées et, surtout, sans préalables. L'unité est une démarche qui, pour réussir et rassembler vraiment, ne supporte pas les considérations tactiques. Elle suppose, en revanche, une volonté qui transgresse les intérêts respectables mais identitaires des formations politiques qui en seraient parties prenantes. L'enjeu, en effet, n'est pas tant une coalition qu'une dynamique électorale.

Où en sommes-nous ? Un an après la victoire du non au référendum sur la ratification du projet de Constitution européenne, et quelques semaines après la mobilisation populaire victorieuse contre le CPE, l'alternative est clairement posée. Doit-on se résigner à ce que nos gouvernants - fussent-ils de gauche - conduisent des politiques d'adaptation à la mondialisation libérale, avec tous les dégâts sociaux collatéraux que l'on connaît ? Ou peut-on, dans les urnes et dans la rue, imposer de nouvelles orientations dont le fondement soit de combattre réellement le chômage, de redonner espoir à toute une génération et d'en finir avec l'exclusion sociale ?

La campagne présidentielle qui s'ouvre est l'occasion d'en débattre pour toutes celles et tous ceux qui sont scandalisés par les parachutes dorés des patrons du CAC 40, qui refusent d'offrir comme seule perspective aux jeunes un avenir de précarité, qui imaginent une société plus solidaire et plus démocratique, bref qui souhaitent remettre le monde en mouvement. Ce débat, me semble-t-il, appelle deux démarches intimement liées. D'une part, il s'agit bien de discuter du fond des choses, autrement dit d'un projet politique qui rompe avec la logique économique libérale et productiviste de ces vingt-cinq dernières années. D'autre part, il est décisif de partager la discussion avec l'ensemble des acteurs du mouvement social et pas seulement avec les appareils politiques.

Le spectacle qu'offre le Parti socialiste, hélas, n'est pas de nature à faire oublier le 21 avril 2002 et ses tristes conséquences. L'unité retrouvée dans la bataille contre le CPE camoufle mal un grand questionnement programmatique. Les sondages les plus flatteurs ne peuvent faire office de projet de transformation sociale. Les socialistes, par exemple, sont-ils tous d'accord pour revenir au contrat unique de travail à durée indéterminée ? Sont-ils tous d'accord pour mettre en chantier une nouvelle République ? Sont-ils tous d'accord pour la régularisation de tous les sans-papiers ? Sont-ils tous d'accord pour prendre acte de la volonté populaire de construire une Europe sociale et démocratique ?

La gauche qui combat la mondialisation libérale, en revanche, paraît plus homogène sur les grands enjeux de 2007. Il faut naturellement le vérifier et le valider. Mais, de la Ligue communiste révolutionnaire jusqu'au Verts, en passant par le Parti communiste, les alternatifs et tous les acteurs des mouvements sociaux, il semble qu'il y ait un large consensus aujourd'hui sur un programme de rupture avec la logique du tout-marché, du tout-libéral. Nous sommes, en effet, à peu près tous d'accord pour proposer un plan d'urgence et d'intégration sociale pour les plus démunis, pour assortir le contrat de travail d'une sécurité sociale professionnelle tout au long de la vie, pour considérer que les salariés ne doivent plus nécessairement être la variable d'ajustement pour les actionnaires, pour réclamer la proportionnelle aux législatives et une profonde réforme des institutions, pour exiger que les prochaines élections européennes soient "constituantes", pour imposer un moratoire sur les OGM et le projet d'EPR.

Ce large consensus ne suffirait cependant pas à dynamiser une candidature unitaire qui ne serait pas portée par toutes les composantes du mouvement social. Je comprends bien que Marie-George Buffet s'imagine la mieux à même de fédérer la gauche du "non", qu'Olivier Besancenot rêve d'incarner la "gauche anticapitaliste" ou même que la gauche des Verts ait tenté de promouvoir une candidature labellisée "gauche radicale". Mais la légitimité de l'unité ne peut se passer des acteurs syndicaux, associatifs ou "mouvementistes" qui espèrent et réclament, d'une manière ou d'une autre, un autre débouché électoral aux luttes que la dispersion entre de multiples candidatures à la gauche du PS.

C'est de cela qu'il convient désormais de discuter tous ensemble. L'un des enjeux majeurs du cycle électoral qui vient, ne l'oublions pas, est de briser la spirale de l'abstention et du découragement dans les couches de la population les plus exposées à l'exclusion ou à la souffrance sociale. Il n'y aura pas de remobilisation électorale sans processus démocratique de discussion et de conviction dans les milieux populaires, à commencer par les banlieues. A nous d'imaginer le chemin d'une proposition puis d'une désignation, quel que soit notre candidat ou notre candidate, dont le point d'aboutissement ait une portée symbolique autrement plus forte que le vote des seuls adhérents d'un parti.

Voilà ce dont je suis prêt à discuter avec Olivier et beaucoup d'autres, en ayant la ferme intention d'être disponible, le cas échéant, pour soutenir de toutes mes forces la candidature unitaire qui apparaîtrait la meilleure. J'y ajoute, toutefois, deux conditions. D'abord je souhaite qu'il s'agisse bien d'une démarche collective de campagne, bousculant les règles de l'aventure individuelle et donnant la priorité au collectif plutôt qu'à la starisation. Ensuite je considère que l'ennemi principal doit bien être désigné comme la droite et l'extrême droite, et non pas, indirectement ou subrepticement, comme le Parti socialiste. Si nous sommes d'accord, il n'y a plus beaucoup de temps à perdre. Causons, mais vite !

José Bové est membre de la Confédération paysanne.

mardi, mai 09, 2006

C'est quoi le néolibéralisme ?


Le néolibéralisme est l’idéologie qui fait croire à l’individu qu’il est libre, tout en le contrôlant, le cloisonnant, le fichant, etc.. elle fait croire que la sécurité passe obligatoirement par des cameras, des cartes biometriques, des policiers, etc…

Le néolibéralisme c’est l’idéologie qui fait croire que quand les trains arrivent avec 10 minutes de retard, c’est qu’ils sont à l’heure si ces trains sont privés, qui fait croire que l’investissement de la société ne peut être géré que par des groupes privés avec bien sur l’argent des collectivités. « Tous les profits doivent aller aux entreprises et tous les débits à l’état c’est à dire aux contribuables » *

Le néolibéralisme c’est l’idéologie qui fait croire que la concurrence est le summum de la liberté individuelle, tout en facilitant le monopole de grand trust et la destruction de facto de toute indépendance individuelle.

Le néolibéralisme pense que la seul chose d’important est le marché et ces acteurs et que le reste n’est que scories à effacer ou à contrôler. Car comme le dit M.Hans Tietmeyer président de l'une des plus influentes institutions financière de la planète, la Bundesbank, devant 2000 invités dont 350 ministres et premiers ministres : "Vous les dirigeants politiques, vous devez savoir que vous êtes désormais sous le contrôle des marchés financiers"

* cette phrase est tirée du livre : Le Prophète du libéralisme
de Kosy Libran aux editions "Mille et une nuits"

Le royaume enchanté de Tony Blair

Voilà un livre que je conseille à tout ce qui pense que de l'autre coté de la Manche l'herbe est plus verte pour d'autres raisons que la pluie anglaise.

Dans cet ouvrage, nous voyons comment le mensonge néolibéral, n'est qu'une illusion liberticide et destructrice de toute structure sociale.

Philippe Auclair démonte par l'exemple toutes les balivernes que la nouvelle pensée dominante nous rabâche sur le miracle anglo-saxon. Miracle ou le chômeur disparaît pour laisser la place à l'invalide, où la croissance est soutenue par l'endettement croissant et intolérable des particuliers, où les trains sont à l'heure même en retard, où il faut attendre des mois pour aller se faire soigner, où l'école n'est fait que pour les élites.

Il nous montre ce qu'est réellement ce "royaume enchanté», un pays qui se rapproche plus de 1984 que du rêve de liberté que les médias français nous vendent, à longueur de temps.

On voit le nouveau totalitarisme en marche celui de l'argent.

samedi, avril 29, 2006

Romanzo criminale


Roman de Giancarlo De Cataldo. Il raconte la montée en puissance d’un groupe de voyou dans la pègre romaine. On se retrouve plongée dans l’Italie des années de plombs. L’état italien et les puissants sont près à tout pour combattre le péril rouge, même à s’allier avec truands et mafieux. Politique, hommes d’affaires et mafieux se côtoient pour maintenir le système en place, celui de l’argent roi.

De Cataldo nous immerge dans les rues romaines, il n’y a pas de héros, il y a seulement des hommes qui sont près à tout pour démontrer qu’ils ont leur place dans ce système. Il montre la prédestination pour le mal de ces truands (se sont eux les « héros » du livre) qui rêvent de Rolex, grosse voiture, et luxe à gogo, ils se créent leur propre ascenseur social à coup de flingue et de billet de banque.

Dans ce roman les lignes de démarcation sont difficiles à cerner entre les différents protagonistes. Seul un policier sort peut être du rang, se battant contre des moulins à vent, sans pour autant sortir du système qui les crée.

Les personnages des femmes sont l’éclaircies, elles dénotent de leur compagnon, parce qu’elles restent fidèles et humaines dans ce monde machiste.

Le livre est vraiment rythmé, on dirait un scénario de film, les personnages ont des personnalités forte avec du caractère. La violence constante dans ces pages, n’est que le reflet de la violence de notre société. Une histoire qui tient aux tripes jusqu’au bout, une analyse de la nature humaine face au pouvoir et à l’argent. Un miroir de l’idéologie qui gouverne notre monde depuis des millénaires

Ce roman aurait pu s’intituler : « Il était une fois l’Italie », héritage du cinéma italien des années 70, une fresque réaliste des individualités qui constitue le monde romain pendant ces années là.

Je laisse conclure un des personnages clefs du livre : « Cette sale humanité ne changera jamais ».

vendredi, avril 28, 2006

Tchernobyl


Le 26 avril 1986, la plus grande catastrophe du à la main humaine à lieu dans la ville ukrainienne de Tchernobyl.

Depuis 20 ans, on aurait pu croire que les populations concernées pourraient avoir accès à ce qui c’est réellement passé et aux conséquences dramatiques qui en découlent pour des millions de personnes dans toute l’Europe. Mais comme en 1986 où des pays comme la France, avec l’appuie d’experts à la solde des intérêts industriels avaient pondu des données mensongères digne d’un mauvais film, souvenons-nous du nuage qui s’arrête à la frontière grâce à des vents circulaires [sic]. Aujourd’hui, on nous revend la même soupe nauséabonde avec le dernier rapport de l’ONU avec des extraits de ce style : « Jusqu'à 4000 personnes au total pourraient à terme décéder des suites d’une radio exposition consécutive à l’accident survenu il y a une vingtaine d’années dans la centrale nucléaire de Tchernobyl : telles sont les conclusions d’une équipe internationale de plus, d’une centaine de scientifiques »

Hallucinant est la seule parole qui me vient à l’esprit !!

Quand on sait que Kofi Hannan, nous parlait, en 2000, de 9 millions de victime, quand on pense qu’il y avait entre 600000 et 800000 «liquidateurs» qui ont travaillés pour que la catastrophe ne se transforme pas en total désastre ? Parlons aussi des 48000 habitants de Pripiat, ville distante de quelques kilomètres du réacteur, évacués seulement 36 heures après l’explosion, 14000 d’entre eux étaient mort 6 mois plus tard.

Est ce que ce rapport ridicule parle des personnes qui vivent en Ukraine ou en Biélorussie dans des zones radioactives. (La Biélorussie a été un des pays les plus touchés, car les Soviétiques ont utilisé des produits chimiques pour désintégrer le nuage radioactif, au dessus d'une région de ce pays).

Pourquoi un si gros mensonge ? Pourquoi une catastrophe qui aurait pu rayer l’homme de la surface du continent européen est ainsi occultée par les autorités mondiales ?

Il est évident que le lobby industriel lié au nucléaire est grandement responsable.

Dans nos démocraties, nucléaire et transparence ne font pas bon ménage. Le citoyen est mis de coté, c’est digne d’une ancienne république soviétique. Pour des raisons purement économiques, on met l’individu à la page, malgré d’énorme souffrance. Le déni des victimes par des institutions internationales est intolérable, il fait parti de cette société que certain croit progressiste, où l’homme n’est qu’une variable d’ajustement dans l’intérêt du capital. Un monde où les leçons ne servent à rien, tant que l’on peut se faire de l’argent à cours terme, où les valeurs universelles ne sont là que pour se donner bonne conscience.

mardi, avril 25, 2006

R comme Révolution


L’homme masqué veut se venger, l’injustice qu'il a subit lui ronge l'âme. Pour assoiffer sa soif de vengeance, il décide de faire tomber le système politique qui est responsable de sa rage.
Et pour cela, il ne possède qu’une seul arme efficace la révolution.

L’Angleterre est devenue une terre de totalitarisme, suite à un attentat les forces réactionnaires en se servant de la peur et de la haine prennent le pouvoir et instaurent une société digne de 1984. (Orwell) Leur instrument de contrôle le plus important et l’utilisation des médias comme outil de propagande total et global. ( Les scènes du programme télévisé phare du régime, font nettement penser à la chaîne de television FOX NEWS pendant la campagne irakienne). Le régime mais aussi en place une police politique dénommé « le doigt », limite les libertés individuelles et restaure un ordre morale judéo-chrétien digne du moyen-age, le slogan de la dictature est : « l’union fait la force, la foi fait l’union ».

Mais dans l’ombre le grain de sable de cette ignoble machine complote, c’est un justicier romantique ( nourri aux vieux films de cape et d’épées) un peu dérangé qui brûle de ce venger de ces bourreaux qui l’ont transformés en monstre ( qui ne sont autre que les dirigeants de l’état totalitaire).

V comme Vendetta est un film qui sous c’est aspect de blockbuster, nous montre que grâce à l’envie de justice d' hommes déterminés, ont peut renverser toutes les barrières même celle qui semble indestructible. Mais pour cela, il ne faut pas avoir peur de détruire les vestiges de l’ancien système et avoir recours à la violence s’il le faut.

La morale de ce film est : que les idées sont plus fortes que toutes autres choses, dans le bien ou le mal. C’est une critique évidente des voies prisent par nos gouvernements « démocratiques » face aux menaces terroristes. Plutôt que d’essayer de résoudre les problèmes à leurs sources on préfère utiliser la violence aveugle ( œil pour œil, dent pour dent). On ne compte plus les victimes « innocentes » de cette façon de faire.
Nous sommes entrain de voir le retour des vieux démons du début du vingtième siècle, préparons-nous pour l’horreur.

lundi, avril 24, 2006

Angoisse de mort


Dernièrement, j’ai des grosses crises d’angoisse, j’ai peur de mourir, je sais ce n’est pas très original.

Comme le disait Epicure, après la mort il n'y a rien, la vie s'arrête, l'homme disparait, il s'évanouit.

Je précise je n’ai pas peur de la mort, mais de mourir, vous allez me dire : « Mais qu’elle est la différence? » Ce n’est pas le moment qui me fait peur mais la cause, j’ai peur de la perte totale, définitive de la conscience et comme pour paraphraser Descartes : je ne pense plus, donc je ne suis plus .

Ce qui me terrorise dans cette perte de conscience et le fait de ne pas connaître la suite, de ne pas voir la fin du film. C’est un peu comme si on aller voir un film interactif a sachant que l’on ne verra jamais la fin tout en sachant que la suite est obligatoirement intéressante.

Il est d'ailleurs etrange que la souffrance ne me fait pas si peur que cela, mis que cet perte de conscience. Comme le dit Marcel Conche dans le Philosophie Magazine n°1 :" Ce qui fait peur, c'est de quitter la vie, ce à quoi on l'on est le plus attaché"

Je pourrais comme beaucoup de monde croire à un monde imaginaire qui fait suite à notre vie sur terre, mais je trouve que cela est de la pur fantaisie, je comprend que certaine personne pour calmer leur peur ai besoin de cela, même si ce n'est , à mon avis, pas une solution acceptable quand on suit un raisonement logique. Une des bases de la « foi » n’est-elle pas justement ce besoin de sentir que nos vies font parties d’un plan d’une entité divine et que la mort n’est qu’une étape. C'est peut-être pour cela que je ne suis pas croyant.

J’avoue ne pas trop savoir comment calmer ces angoisses, la tache me paraît difficile et en vieillissant elle le sera de plus en plus.

samedi, avril 22, 2006

Antithéisme

L’athéisme est un concept qui n’existe que depuis peu, malgré cela le scepticisme et la lutte contre le religieux prennent racine à la naissance de nos civilisation, L’incrédulité devant le phénomène divin est là depuis l’aube de la religion.

Les philosophes grecs mettaient déjà en doute les croyances de leur semblable. Socrate n’a-t-il pas été accusé d’impiété, même si cette accusation était autant politique que religieuse. Mais la politique a toujours été étroitement lié à la religion et ceci de tout temps.

On note que les différentes institutions religieuses se sont toujours combattu entre elle, en accusant ses ennemis d’incroyant ou d’infidèle, (l’exemple des protestants contre les catholiques pourraient porter à rire). Les Romains polythéiste allaient jusqu’à accuser les juifs ou les chrétiens de saper l’ordre morale et la paix sociale par leur vulgaire superstition, de même les premiers chrétiens traitaient les païens de « sans-dieu » (Athos en grec). La chrétienté compris tout de suite qu’il fallait combattre sans merci les attaques contre leur « vrai foi ». Les pères de l’église furent les hommes qui eurent pour charge de créer une « doctrine chrétienne », un dogme inaliénable, un outil théologique mais surtout politique. Pour cela il ne servirent pas que des évangiles , mais de concepts propres à la philosophie grecs, on comprendra que ce n’était pas les concepts les plus progressistes.

L’église a toujours essayer d’écarter les démarches qui voulaient que la philosophie de la raison prenne le pas sur l’aspect théologique donc sur la foi même.
Quand certain comme Thomas d’Aquin essaye de démontrer la réalité de dieu par la raison, il installe au grand dam des ecclésiastiques le ver dans le fruit, on comprend bien que l’idée même de dieu dépasse la raison.

Au moyen age et même après l’église chrétienne pour garder la main mise sur ces ouailles, décide de passer par la terreur, on érige des bûchers, on torture, on lance les exorcistes, on voit des démons partout surtout chez les incroyants et autres hérétiques. Se dire incroyant, revenant à signer son arrêt de mort. On comprend le prudence des libres-penseurs qui commencent à émerger grâce à la redécouverte de l’antiquité, des progrès physiques, etc. On commence à comprendre que la religion est un outil de contrôle des masses ( Machiavel voyait dans la religion le parfait instrument pour encadrer le peuple).
Le processus d’émancipation de certains philosophes s’accentue, Descartes « érige le doute en méthode de pensée », Spinoza se tourne vers le panthéisme ou dieu est dans toute chose, se rapprochant par là aux atomistes grecs comme Démocrite. Toutes ces philosophies qu’elles soient tirées des sceptiques, cartésiens, spinozistes, théistes ou panthéistes crée une tête de pont pour le dernier acte l’athéisme.

Ironie de l’histoire, le premier athée sort des rangs même du clergé. Dans ces mémoires publiés par Voltaire, l’abbé Meslier, curé d’Etrepigney écrit une diatribe antireligieuse, pour lui la foi est « une croyance aveugle » et les religions sont la cause de la misère et de l’oppression. Il en vient à nier l’existence de dieu. En affirmant que la seule réalité est celle de la matière.

Les coups contre la religion vont se suivre est devenir de plus en plus puissant, cela permet d’ouvrir les yeux au moins à une certaine partie des élites européennes. Même si les libéraux comme Voltaire antireligieux trouve un intérêt au théisme comme vecteur moralisant et qui permet de préserver l’ordre social (les vieilles marmites), certain comme le baron d’Holbach vont plus loin et renie toute croyance à un dieu qui n’est pour lui que superstition. Il donne ne définition clair et simple de l’athée : « un homme qui ne croit pas à l’existence de dieu »

Les révolution, le matérialisme, le progrès ont sapé les fondations du christianisme du moins en Europe. Mais la bête reste dangereuse car elle est juste blessé, avec le retour en force de la religion ultra rétrograde qu’est l’islam, les chrétiens voient là une bonne occasion de faire croire qu’ils sont le seul rempart. Il essaye de faire oublier les années d’oppressions et les dégâts que cet religion a causé. L’obscurantisme ne peut pas être combattu par un autre obscurantisme, seul la raison peut vaincre la foi.

C’est pour cela qu’il faut rendre hommage aux hommes qui ont combattu par la raison, le mysticisme et la superstition . Comme Marx le montre la religion n’est que le produit d’une société injuste, avec l’analyse qui en découle en toute logique, si on met fin à l’injustice, dieu disparaîtra de lui même. On peut aussi parler de Feuerbach qui voient dans la religion « l’essence infantile de l’humanité qui précède le temps de la maturité philosophique où l’homme se réapproprie enfin consciemment ce qu’il avait inconsciemment projeté sur cette être imaginaire ». Il faut mettre fin à l’oppression religieuse et à l’infantilisme qui en découle en promouvant un athéisme de combat : un antithéisme
ce texte a été ecrit grace aux articles de Serge laffitte et Frédéric Lenoir parus dans "le monde des religions" numéro 15 de janvier-février 2006